Actus LGBT

Souvenirs de fiertés

Photo: Kena Betancur / Getty Images

Ces jours ci, un mot circule sur beaucoup de profils dans les réseaux : « Stonewall was first a riot » (Stonewall, c’était d’abord une révolte). Le site « Advocate » propose un judicieux flashback en images sur les années de marche des fiertés. Mémoire.

Photo: Fred W. McDarrah / Getty Images

Ils sont à peine 200 à marcher dans les rues de New York ce 27 Juillet 1969, Les événements de Stonewall sont encore frais (1mois plus tôt). La marche n’a pas vraiment de nom. Un an plus tard, on testera le  » Christopher Street Gay Liberation Day  » qui ne convaincra pas plus que ça. Cependant, les participants sont, cette fois ci près de 2000 et le défilé se termine sur Central Park… Pas mal !

Le nom officiel de « Gay Pride » est né l’année d’après. Le terme « Black Power » était vogue à l’époque et selon le militant L. Craig Schoonmaker, les homosexuels n’avaient aucun pouvoir réel, mais ils étaient fiers.

«Beaucoup de gens étaient refoulés,plein de complexes et ne savaient pas comment s’affirmer au grand jour sans honte. C’est en ça que le mouvement a été le plus utile, car ils ont pensé: Peutêtre que je pourrais être fier.« 

Photo: Fred W. McDarrah / Getty Images

Chaque année qui passe apportera ses améliorations, ses soutiens toujours plus massifs. Les associations de parents Gays, Les transgenres, Les bi… Le mouvement devient LGBTQI+, sa diversité est sa force. Le drapeau Arc est créé à San Francisco et très vite s’impose dans toutes les marches qui évoluent au fur et à mesure toujours plus festives. On a parfois le sentiment que les revendications perdent leur force quand la joie et le rire dominent. Les années 80 porteront un coup d’arrêt violent à la fête.

D’abord évoqué comme « Cancer Gay », le SIDA commence ses ravages au milieux de la décennie. C’est l’époque de l’apparition d’ActUp et des ses banderoles barrées de slogan lapidaires sur fond noir. Le logo triangle rose domine et politise à nouveau la marche. Temps de colère et d’impuissance.

Photo: Eugene Gordon / The New York Historical Society / Getty Images

Dans les années 90, c’est, entre autres, au sujet de l’homophobie et de la violence que les revendications se concentrent. Le meurtre de Matthew Shepard, jeune étudiant de 21 ans torturé et tué en raison de son homosexualité bouleverse les consciences.

D’année en année, la marche attire une foule toujours plus dense et variée. de nombreuses manifestations émaillent les jours alentours et le mouvement LGBTQI+ affirme sa légitimité totale. Les années 2000 ne sont pas en reste dans la revendication avec l’accès au mariage pour tous ou la reconnaissance de la famille.

La route est encore longue mais le chemin déjà parcouru est beau et significatif. Soyons tous fiers le 7 novembre 2020 pour la marche des fiertés Parisienne qui aura finalement lieu comme l’a annoncé l’InterLGBT.

Plus d’images et d’infos sur le site Advocate (en anglais).

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