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Chi Chi LaRue victime de la « cancel culture » ?

La nouvelle est tombée hier, le samedi 20 juin. Suite aux accusations d’agression sexuelle que le new cumer Papi Suave a proférées à l’encontre de Chi Chi LaRue, Mile High Media a décidé de ne plus avoir recours à la fameuse réalisatrice drag-queen pour ses labels NoirMale et Icon Male. Cette suspension deviendra renvoi définitif si l’enquête indépendante qui a cours établit qu’il y a bien eu agression sexuelle. Jon Blitt, le vice-président de Mile High, a ainsi envoyé ce communiqué de presse :

« Mile High a été informée d’allégations sur l’inconduite de l’un de nos producteurs tiers indépendants, ChiChi LaRue LLC, qui pourraient contrevenir à notre politique de tolérance zéro. À la lumière de ces allégations, Mile High suspend tous ses futurs contrats avec la société de production de LaRue, en attendant une enquête indépendante sur ces allégations. À l’issue de cette enquête, une décision finale sera prise, sur la base de la validité des allégations en question. Nous ne tolérons aucune faute de la part de toute personne impliquée dans nos projets de productions et prenons ces questions très au sérieux. »

Sans doute le réalisateur de porno gay le plus médiatisé, Chi Chi LaRue travaille depuis 2008 principalement pour NoirMale et Icon Male. Cette affaire met non seulement en jeu la poursuite de sa carrière, mais aussi sa réputation, son honneur, et tant d’autres choses qui dépassent sa seule personne. Dans un article qu’il a lui-même écrit dans la foulée dans TheSword , l’assistant de mr Pam et porn star Leo Forte estime qu’on va actuellement trop loin. Extraits :
« À l’ère d’Internet, la « cancel culture » (culture du boycott de personnalités) et la « call-out culture » (culture de la dénonciation publique) sont des épées à double tranchant. Nées par la nécessité d’exposer des torts sociaux, elles peuvent également satisfaire la soif de sang. La « cancel culture » a un impact considérable dans nos rapports sociaux en nous faisant agir tels des avocats, des juges et parfois des bourreaux… Elle a crée des cow-boys à claviers qui rendent justice aux justiciables en un commentaire à la fois. Des mots comme « raciste », « privilège » et « Trump » sont autant chargés que d’appeler quelqu’un une sorcière dans le Massachusetts colonial.
Il semble que la « cancel culture » se soit infiltrée dans tout, du porno au RuPaul’s Drag Race. Il y a dix ans, RuPaul Charles était un pionnier et un héros LGBT, introduisant la culture gay et drag dans le mainstream. Il a sans aucun doute changé le monde de manière positive. Dix ans plus tard et quelques Emmy Awards, il est désormais pour certains qualifié de transphobe et d’être responsable d’un fandom toxique empli de racisme… Plus récemment, les gens de l’industrie du porno gay ont été à l’honneur pour des raisons moins qu’agréables. Des individus qui ont été des défenseurs, des pionniers et des alliés sont désormais des cibles à abattre. La voix publique conduit, comme il se doit, à la responsabilité sociale. Mais la « cancel culture » les a déjà jugés coupables sans connaître tous les faits. Je ne défends personne en disant cela, mais il devrait y avoir une procédure régulière avant d’exécuter quelqu’un et de ruiner son avenir. »

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