Nicolas Mazzocco est actuellement à l’affiche de « Tombé(s) du ciel » au Théâtre Clavel, une pièce écrite par Jérome Sanchez et inspirée par « Jeffrey », gros succès du théâtre gay anglo-saxon. PinkTV.FR a rencontré ce jeune comédien très sexy pour qu’il nous parle un peu plus de lui et du spectacle.

Pinktv.fr : Sur la home page de ton site perso, tu te décris comme un « Jeune acteur boy-next-door, mi-ange, mi-démon séduisant, une biche aux instincts de guépard. ». Waouh, tu es tout ça à la fois ?
Nicolas MAZZOCCO :
Vous faites bien de me le rappeler, j’étais inspiré quand j’ai écrit ça ! Mais je valide car c’est souvent ce que les gens disent de moi, un côté gentil garçon au premier abord mais quand on me connaît bien, le visage angélique n’est que physique. Comme on dit, les apparences sont parfois trompeuses ! Mais le côté diable ressort très rarement !

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Qu’est-ce qui t’as donné envie de faire du théâtre ?
Le théâtre est une rencontre que j’ai faite au collège. A l’époque, mes parents ne juraient que par le sport et il était hors de question que je fasse une activité artistique pour eux. Et un jour, en 4ème, un atelier théâtre a ouvert. Je me suis dit « fonce ! » et la passion ne m’a jamais quitté. J’ai toujours été attiré par la scène et j’ai été servi. Concernant mes modèles, je citerais Angelina Jolie car, même si j’étais biaisé à mon adolescence –je suis un très grand fan de Tomb Raider– j’ai toujours admiré la carrière de cette actrice qui n’a cessé d’évoluer. J’aime aussi son engagement dans l’humanitaire et le fait qu’elle ait une famille nombreuse car je rêve d’une grande famille.  Il y Xavier Dolan, aussi pour le personnage et la carrière qu’il se forge.Car même si je suis de moins en moins fan de ses films, je n’en reste pas moins admiratif de son parcours.

Comment es-tu arrivé sur le projet « Tombé(s) du ciel »
Je connaissais Stéphane Henriot (Antoine dans Tombé(s) du Ciel) par le biais d’Yvette Leglaire et de Martine Superstar que j’avais vues dans « Quand les belles-mères s’invitent ». Un jour, il a posté une annonce de casting sur son facebook pour le rôle de Paul et de Valentin. J’ai tout de suite postulé ! Pour Valentin, bien sûr !

De quoi parle la pièce ?
La pièce parle de Paul qui se retrouve seul après la mort de son copain, Antoine. Il va être entouré de ses deux meilleurs amis, Pierre et Dominique, pour surmonter la douleur. Mais c’est sans compter sur Antoine qui se retrouve coincé sur Terre et va rester avec Paul, tel un ange gardien à ses côtés. Mais un jour, un jeune homme prénommé Valentin va faire irruption dans sa vie… Suspense !!

Je sais que Jérôme Sanchez (l’auteur) avait, au départ, l’idée de faire une suite de « Jeffrey ». Est-ce que tu avais vu cette pièce ?
Je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de voir « Jeffrey » car à l’époque, je venais d’arriver sur Paris et je ne connaissais personne… Un peu comme le personnage que j’interprète dans « Tombé(s) du ciel ».

Justement, Valentin est, comme toi, un jeune comédien qui tente sa chance à Paris. J’imagine que le rôle a dû te parler !
Oh oui ! Quand j’ai lu pour la première fois « Tombé(s) du Ciel », j’ai été bluffé par le nombre de similarités avec Valentin. Et hasard du destin, je jouais avant dans une pièce de Musset et le personnage que j’interprétais s’appelait aussi Valentin ! Je me suis dit que c’était le destin d’avoir toutes ces similitudes ! (rires)

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La pièce met aussi face à face deux générations d’homos : celle qui a traversé les années Sida et ont été militants de la première heure et celle plus jeune, en apparence plus insouciante et libre, mais qui est toujours touchée par l’homophobie. Comment avez-vous abordé ces questions avec Jérôme et le metteur en scène ?
Il est vrai que je n’ai pas connu la première génération car j’étais trop jeune et je n’ai appris qu’au collège/lycée ce qu’était le SIDA. Quant à la seconde génération je suis en plein dedans ! Nous n’avons pas vraiment abordé ces questions mais il apparaissait essentiel de les confronter car Paul (personnage principal) vient de la première génération et Valentin de la seconde, même si l’histoire ne tourne pas autour de ça. Il ne faut pas oublier que « les années SIDA »- comme on les appelle-, ont marqué les esprits plus matures. Ce qui m’effraie dans ma génération, c’est que le SIDA, pour certains, ne tue plus. Je ne vais pas rentrer dans les détails mais de là à penser qu’on ne risque plus rien, avec les progrès de la médecine notamment… C’est tellement stupide de s’exposer à un tel danger et cette inconscience me rend fou! Les chiffres des personnes atteintes du SIDA sont là pour en témoigner. Ce virus existe toujours donc protégez-vous.

Il y a aussi dans « Tombé(s) du ciel » des moments de franche rigolade, notamment grâce aux personnages féminins. C’était important pour vous de toujours contrebalancer le drame par de l’humour ?
Pour moi, c’est une évidence. On vit tous les jours des drames, que ce soit à titre personnel ou plus large, en témoignent les attentats, les guerres et autre qui ne cessent de durer. L’humour est la clé pour y voir plus clair dans ce contexte miséreux. Et dans la pièce, nos filles sont très fortes pour rendre l’atmosphère moins pompeuse et lourde. On leur doit la plupart des rires dans la salle !

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Tu es dans la pièce « Bon vent ! » qui se joue aussi au Théâtre Clavel et que tu as écrite. Une seule pièce par semaine, ça ne te suffisait pas  ?
Non, je suis un boulimique de la scène, jamais rassasié ! « Bon Vent ! » est une comédie plein d’humour noir. Et surprise, je joue en fait dans trois pièces en ce moment ! Je suis aussi dans un spectacle d’improvisation, « Les Chevaliers de l’Improvisation » ! Je suis un homme plein de ressources !

« TOMBÉ(S) DU CIEL », une comédie de Jérôme SANCHEZ mise en scène par François RIMBAU, assisté de Fabien LE MOUËL.
Avec Jérôme SANCHEZ, Nicolas MAZZOCCO, Stéphane HENRIOT, Solène GENTRIC, Gérard LOPEZ et Evelyne WALTER.
Au théâtre CLAVEL, les vendredis et samedis à 19h30

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