Il y a quelques mois l’artiste Karl Lakolak s’était livré à une performance dans un appartement parisien que d’aucuns résumeraient à du body painting. Mais en ce lundi de Pâques, cette performance a une résonance particulière. Lakolak s’empare en effet d’une iconographie chrétienne séculaire, comme l’image du Christ émacié aux longs cheveux et la Pietà, pour la revisiter et nous interpeller : comment un Occident, qui revendique ses racines chrétiennes, peut-il laisser prospérer l’homophobie et le racisme ? Jésus n’est-il pas amour ?…