Le beau Québécois a fait l’année dernière une entrée fracassante dans l’industrie du X. Récemment honoré du prix du meilleur newcomer aux « Cybersocket Awards » – et prochainement à l’affiche dans les vidéos PinkX.FR ! -, ce « power bottom » exclusif de CockyBoys a chaleureusement répondu à nos questions…

Qu’est-ce tu as ressenti en recevant l’Award du meilleur newcomer aux CyberSocket Awards ? 
En fait, le soir même, j’ai été pris au dépourvu par la nouvelle. Lorsqu’on a prononcé mon nom, j’étais en pleine discussion avec Marc MacNamara de Men et c’est lui qui m’a fait remarquer que je venais d’être appelé… Oups. Mais bon, malgré mon embarras d’avoir fait attendre les spectateurs et l’animatrice de la soirée, Chi Chi LaRue, se fut une agréable surprise. Je dis que j ‘ai été surpris car, en tant qu’acteur porno exclusivement passif, le fait d’être reconnu comme meilleur nouvel arrivant dans l’industrie du X gay est assez rarissime. Ceci étant dit, ce prix me démontre l’extraordinaire dévouement de ceux qui suivent mon parcours et je ne pourrais être plus heureux et honoré d’avoir leur soutien.

Et comment l’as-tu fêté ? On espère que tu n’étais pas tout seul dans un grand lit d’hôtel…
Je ne verrais aucun mal à finir ma soirée dans un grand lit d’hôtel en bonne compagnie. Toutefois, les CockyBoys fêtent en grand. Ainsi donc, en bonne et due forme avec d’autres performeurs X incluant la starlette de RuPaul’s DragRace Bianca Del Rio, nous avons pris Los Angeles d’assaut et ce jusqu’au levé du soleil. Une nuit que je n’oublierai pas de si tôt. Hi, hi!

Adolescent j’avais toujours eu un côté un peu exhibitionniste et je souhaitais voir mes fantasmes se réaliser.

Parlons de tes débuts dans le X. Qu’elle a été ta motivation ?
Adolescent j’avais toujours eu un côté un peu exhibitionniste et je souhaitais voir mes fantasmes se réaliser. En grandissant, j’ai vite compris que mon docteur, mon professeur de gym, etc. ne me baiseraient fort probablement pas comme dans ces films. Alors je me suis dis que devenir acteur porno me permettrait de jouer le jeu et de libérer ces scènes de mon imaginaire. Toutefois, l’industrie a radicalement changé dans la dernière décennie, et mon intérêt s’était estompé, mais pas pour bien longtemps. Ma curiosité a fini par avoir le dernier mot et je me devais d’au moins essayer. Et bimbadaboum, me voici !

Est-ce que tu avais une porn star favorite ?
J’ai eu plusieurs favoris au cours des années, mais en toute honnêteté les noms m’échappent. Je me rappelle avoir eu un bon « crush » sur Blake Harper, Roberto Giorgio, François Sagat, Marc Dylan, Darius Ferdynand.

Photos : Blake Harper, Roberto Giorgio, François Sagat, Marc Dylan et Darius Ferdynand / Jocks Studios, Pacific Sun, XDR et Hot House

Tu as rapidement signé un contrat d’exclusivité avec CockyBoys. Comment ça s’est passé ? Quels sont pour toi les points forts de ce studio ?
Eh bien, Cockyboys est le deuxième studio pour lequel j’ai tourné. Dès mon premier « shoot » ils m’ont proposé comme partenaire Colby Keller et ce fut vraiment une expérience hors pair. Notre alchimie était palpable et le temps s’est écoulé si rapidement… Trop rapidement en fait ! Si ça n’avait tenu qu’à moi, notre tournage de plus ou moins 6h aurait pu continuer encore plus. On oubliait même la présence de la caméra. Inoubliable, est la meilleure façon de décrire le tout. C’est en partie grâce à cette scène que j’ai accepté de considérer l’option d’une exclusivité avec CockyBoys. J’aime la passion avec laquelle RJ Sébastian et Jake Jaxson abordent leurs scènes. D’où l’importance qu’ils apportent au casting en obtenant en tout premier lieu notre approbation. Ils apportent aussi un romantisme qui manque dans l’industrie d’aujourd’hui. Enfin, ils sont dévoués à notre bien-être, ce qui est, pour ma part, un point des plus importants.

Photos : Carter Dane et Colby Keller / CockyBoys

Il y a de moins en moins d’acteurs qui sont des exclusifs aujourd’hui. Est-ce qu’on peut dire que c’est un luxe d’être exclusif ?
Je crois que ceci dépend vraiment des studios et de tes objectifs. Personnellement j’ai choisi d’être exclusif car cela me garantit un horaire fixe, une visibilité continue, un salaire prédéterminé et la possibilité de prendre part à des projets ambitieux, comme « All Saints » pour novembre 2017, qui m’intéressent et m’intriguent à la fois. Alors oui, je dirais que c’est un luxe pour moi, car cette entente me fait avancer et elle se marie bien à mon agenda personnel et professionnel.

Une fois que ton cul s’habitue et s’ajuste à la forme du morceau, c’est là que le vrai plaisir commence.

Dans une de tes premières scènes pour CockyBoys, tu as tourné avec  Boomer Banks. Son sexe est d’une grosseur hors norme ? Est-ce que tu as eu peur de ce beau morceau ? 
Ah! Ah! Ah! Je ne m’attendais pas à cette question. Et bien, je dois admettre que je suis un grand amateur de dildos. En temps normal, pour me préparer à une scène, j’utilise un dildo de taille régulière pour me réchauffer un peu. Pour Boomer, j’ai dû m’échauffer avec mes jouets de 20 et 22 centimètres. Ça se prend bien, tant que tu respires et que tu continues à t’amuser. Une fois que ton cul s’habitue et s’ajuste à la forme du morceau, c’est là que le vrai plaisir commence. 

Photos : Carter Dane et Boomer Banks / CockyBoys

J’attribue en majeure partie mon bubble butt à mon passé de danseur classique, alors je tente de garder ce que j’ai appris au fil des ans et de l’intégrer à mon entraînement musculaire.

Tu as un cul exceptionnel. Est-ce que c’est ton point fort ? Quel est ton secret pour avoir un tel bubble butt ? Un conseil pour ceux qui espéreraient avoir le même cul que toi ?
Ahah! Merci. En effet, je crois que c’est l’un de mes points forts. Ou du moins, c’est ce que j’ai entendu dire! Toutefois, je crois que la cambrure de mon dos doit être ajouté à l’équation. Je fais beaucoup d’exercices pour le bas de mon dos ainsi que pour mes ischio-jambiers. Évidemment, il faut aussi travailler ses fesses avec des exercices spécifiques. Mes préférés sont les soulevés de fesses avec barre de musculation, la fente à une jambe avec poids, les squat-fessiers, les soulevés de terre et les donkey kicks. Je fais également encore des séquences de pliés de ballet classique avec ou sans dépendant de la séquence. J’attribue en majeure partie mon bubble butt à mon passé de danseur classique, alors je tente de garder ce que j’ai appris au fil des ans et de l’intégrer à mon entraînement musculaire.

Dans les scènes que nous avons vues, tu es principalement passif. Est-ce que tu aimerais inverser les rôles ?
De plus en plus je me découvre un côté « top ». Je commence à explorer cette nouvelle facette et je réalise vite à quel point j’aime bien fourrer autant que de jouer le passif. J’ai d‘ailleurs bien l’impression qu’une scène « top » est dans l’horizon pour moi.

Est-ce que tu es célibataire ? Si oui, quel est ton type de mec  pour une nuit ?
Oui, je suis célibataire en ce moment. En général, je semble être plus attiré vers les mecs ayant passé la trentaine. Et si vous êtes beau parleur avec un bon sens de l’humour, un sourire à faire craquer et une forte sensualité, je suis vôtre. J’aime bien être soumis et je n’ai pas peur d’être pris avec force.

Et ton type de mec pour la vie ?
Hum… Encore une fois, le sourire d’une personne m’est vraiment important. Je crois que ça et son rire contagieux sont les premières qualités qui m’attirent. Une personne avec qui je pourrais passer des journées complètes sans voir le temps passer. Quelqu’un avec qui ce sera juste facile, simple. À quoi ressemble ce mec ? Je te le dirai le jour que je le rencontrerai !

Photo : Carter Dane / CockyBoys

Aurais-tu une anecdote sexy à nous raconter sur toi ?  Et un secret que tu n’as encore jamais révélé publiquement ?
Uhmm… Un dimanche, j’étais seul chez moi. Je venais de prendre un bain très chaud pour m’étirer avec des muscles bien relaxés. J’étais déterminé à faire des grands écarts parfaits. Pour y arriver, il ne manquait que quelques centimètres avant de toucher complétement le sol. Alors j’ai commencé à m’étirer en long et en large en respirant lentement. J’étais baigné par un soleil de fin d’après-midi et j’avais vraiment chaud. Je sentais mon sexe s’engorger. À chaque expiration j’étais un peu plus excité. J’ai enlevé mon chandail, puis mes joggings, puis mon T-shirt et finalement mes boxers. J’étais nu, en sueur sur le plancher à m’étirer. Mon pelvis touchait presque le sol, mais je ne pouvais plus ignorer mon érection. Et j’ai eu un coup de génie ! J’ai décidé d’utiliser mon dildo comme outils de motivation. Grâce à mon besoin incontrôlable de m’empaler encore et encore, d’haut en bas, j’ai finalement obtenu mon grand écart parfait. Par la suite, c’est avec mon partenaire de l’époque que j’ai eu un grand écart facial complet. Il ne suffit que d’avoir un bon incitateur pour assurer toutes réussites !

Une scène comportant un éventail de jouets avec François Sagat m’enverrait au septième ciel

(Rires.) Est-ce qu’il y a des fantasmes que tu aimerais accomplir devant une caméra ? Avec quel acteur ?
Il y a toujours de nouvelles choses à essayer et je suis quelqu’un de très curieux, alors oui, il me reste encore quelques fantasmes à accomplir, que ce soit devant une caméra ou pas. Une double pénétration serait sur la liste, pour sûr. Également une scène avec un couple, la DP pouvant se faire à ce moment-là. Peut-être avec Massimo Piano et Klein Kerr, ou Josh et Logan Moore. Une scène comportant un éventail de jouets avec François Sagat m’enverrait au septième ciel. En fait, si François revient faire du porno, il peut faire ce qu’il veut de moi tant qu’il est mon partenaire !

Tu as déjà beaucoup de fans en France. Vu que tu es francophone, est-ce que ça te dirait de venir tourner une scène chez nous ?
Ce serait avec grand plaisir que j’accepterais de tourner en France!  Qui sait, peut-être qu’avec le bon studio, CockyBoys voudrait même faire un co-production ou tout simplement me donner un laisser-passer exclusif ? Je croise les doigts et les orteils ! 

Share