Présenté en avant-première à « Chéries Chéris », l’excellent documentaire de Mike Stabile « Seed Money : L’homme qui créa Falcon Studios » est à voir dès maintenant et en illimité dans les dernières vidéos sur PinkX.EU. Pour mieux apprécier la force pornographique des productions Falcon des années Chuck Holmes, onze films cultes du label sont également en e-ciméma illimité sur PinkX.EU. Onze films qui sont autant de témoignages sur des changements juridiques, sociaux, technologiques… et épidémiologiques.

« Weekend Lockup » (1977-1978) et « The Other Side Of Aspen » (1978) 
Surfant sur la libération des mœurs et l’assouplissement de la législation sur la pornographie aux USA, Chuck Holmes crée en 1972 à San Francisco Falcon. Pendant six ans, les bénéfices sont au rendez-vous alors qu’il s’occupe de distribuer et accessoirement de produire des « loops », films de 8 à 10 minutes en 8 millimètres. Weekend Lockup, la fameuse interpellation d’Al Parker par les deux policiers Will Seager et Roy, était ainsi au départ sorti sous forme de « loops » en 1977.


Parallèlement, la démocratisation  des cassettes vidéo à usage domestique donne l’envie à Holmes de sortir courant 1978 le premier « Falcon Video Pack » The Other Side Of Aspen. Et pour marquer le coup, il choisit comme en têtes d’affiche trois icônes gays : Casey Donovan, le héros de Boys in The Sand, Dick Fisk, la première star Falcon et Al Parker, le populaire modèle COLT.

Weekend Lockup sera réédité en 1978 avec d’autres « loops » sortis en 1975 et 1976 dans un quatrième « Falcon Video Pack » qui aura également pour titre Weekend Lockup.

« Spokes » (1981), « Night Flight » (1985), « The Other Side Of Aspen II » (1985), « In Your Wildest Dreams » (1987), « Out Of Bounds » (1987) et « Plunge » (1990)
Avec le marché extrêmement lucratif de la vidéo X, Falcon sort de l’idée de compilations de « loops » pour faire de vrais films dont les scènes sont liées par un fil conducteur voire un vrai scénario. Le succès n’en est que plus fracassant. Surtout que les modèles sont l’incarnation d’une homosexualité dépourvue de pathos, pleine de santé et de vigueur.

Toutefois, l’arrivée de l’épidémie du sida au début des années 1980, les premiers cas de contaminations et de décès de stars destabiliseront l’industrie du X. Alors qu’on en apprend plus sur la maladie et les moyens de s’en protéger, la pression des associations et des consommateurs se fait de plus en plus forte pour que le porno gay cesse de mettre en danger ses acteurs. Or le documentaire Seed Money le rappelle, Chuck Holmes a freiné sur le préservatif et Falcon n’a pas été pionnier sur le safer sex : des films sortis en 1990 étaient encore tournés sans capote. Or en 1987 on commence déjà à voir chez d’autres studios des pornos avec capotes. Seed Money nous révèle toutefois qu’une mesure avait été prise : l’utilisation d’un spermicide. C’est ce que introduit le viril Chad Douglas dans le cul du blondinet Kevin Williams dans la fantasmatique scène d’In Your Wildest Dreams. Mais on apprendra que cette « solution » était non seulement inefficace mais qu’elle fragilisait les muqueuses.

« The Abduction » (1991), « Hot Pursuit » (1992) et « The Other Side Of Aspen III » (1995)
Les années 1990 sont particulièrement fastes et créatives avec à la réalisation Steven Scarborough et John Rutherford. Falcon est véritablement la Rolls-Royce de l’industrie X gay avec des exclusifs qui, comme en écho avec ce qui se passe dans le monde de la mode avec ses Naomi, Claudia et Cindy, sont de véritables top modèles du sexe… et de la marque de sous-vêtements Calvin Klein. Seed Money confirme l’existence d’un partenariat entre Falcon et CK.

Pour finir, et en complément de ce que ne dit pas le documentaire, on ne peut évoquer en France le Falcon de ces années-là sans insister sur le rôle majeur d’IEM, alors son distributeur exclusif.

Les pubs du Vépéciste dans les médias gays étaient aguicheuses, enrichies de résumés détaillés sur les nouveautés Falcon. Les catalogues étaient top. Et les soirées exceptionnelles IEM/Falcon au Palace et au Queen restent dans la mémoire de tous ceux qui ont pu approcher ainsi pour la première fois des porn stars inaccessibles et secrètes. Car même si un magazine spécialisé X gay tel que feu Gay Vidéo livrait des informations précieuses pour les fans, il n’y avait pas Facebook, pas Twitter, pas Instagram.

« Seed Money : L’homme qui créa Falcon Studios » et les 11 « Falcon Classics » sont à retrouver sur PinkX.EU à partir de 1€99 !

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