Révélée par Str8UpGayPorn et depuis amplifiée, la guerre des tweets à laquelle se sont livrées il y a quelques jours les porn stars  Seth Knight et Dolf Dietrich a apparemment fait plus de mal à l’un qu’à l’autre. Seth n’avait pas du tout apprécié d’apprendre que Dolf disait derrière son dos des choses désagréables. Ça lui avait été rapporté par son mari, l’acteur porno Cris Knight, témoin des médisances de Dolf lors d’un tournage, une partouze à 15 qui les réunissait. Et de tweet en tweet, où Dolf se targue d’être plus populaire, plus professionnel et d’avoir une plus grosse bite, Seth balance un Scud qui fera date :

Ooo Dolf. Tu crois que ta bite est grosse mais je l’ai eue et je n’ai rien senti tant j’étais occupé à regarder les cinq paires de chaussettes que tu portais pour épaissir tes jambes.
Seth Knight

Seth Knight et son mari Cris qui lui a tout rapporté ! Photos : DominicFord

Dans ses précédents tweets, Seth avait utilisé le terme « jambes de poulet » pour qualifier Dolf. Mais en donnant ces détails, il a profondément blessé le colosse de près de 2 m qui a effectivement des complexes sur ses jambes relativement maigres. La longueur de sa version des faits en dit long sur la peine qu’il a ressentie :

Tout cela est très triste. Cette « histoire » est postée comme si j’étais un acteur porno superficiel et instigateur de la plus stupide des batailles, ce qui n’est pas le cas. Je réalise combien cela semble ridicule. Mais je considère aussi cela comme révélateur d’un harcèlement sur le Net et de body-shaming. Je ne disais rien de mal sur le mari de la personne qui était sur le tournage. En fait je racontais une anecdote, ma toute première scène où j’avais eu comme partenaire Seth… On voulait que je lui coupe les cheveux à la iroquoise pendant que je lui baisais la gueule (ce qui n’était pas facile à faire). Il était d’accord mais quand les caméras ont commencé à tourner, il a paniqué, disant qu’il était un modèle professionnel, qu’il devait faire dans la semaine des photos de mode et que si je lui coupais les cheveux, je devais le faire proprement et en dégradé (je n’avais jamais coupé les cheveux de quiconque, encore moins avec une érection à maintenir et en train de me faire sucer face à une caméra). C’était une histoire idiote et innocente, à raconter pour égayer la conversation. En fait Seth et moi nous en avions ri pendant des années. Le lendemain matin, après avoir partagé ce vieux souvenir, j’ai reçu des tonnes de messages menaçants, des tweets me disant que je devrais faire attention, que moi « le vieux » je devais raccrocher. Et il y avait aussi toutes ces moqueries après le outing public de l’utilisation que je fais des chaussettes et de mes jambes de poulet… L’agent de Seth m’appelé le matin me suppliant de faire un communiqué avec le modèle pour dire qu’il n’y avait rien de grave entre nous deux, tout en sachant que ce modèle est incontrôlable et que ça le gêne de le représenter. J’ai décliné son offre et je m’exprime moi-même.
Je sais pertinemment qu’il y a des choses terribles qui se passent dans le monde, notamment au sein de la communauté LGBT. Toute cette folie autour du nombre de chaussettes que je porte n’est pas le vrai sujet. Il est question ici de harcèlement sur le Net et de body-shaming. Beaucoup de gens pensent peut-être que je mérite ce qui m’arrive à cause de ma profession. J’aimerais leur demander ce qu’ils feraient si une personne choisissait une chose d’eux qu’ils n’aiment pas et lançait une campagne de dénigrement sur Internet. S’agit-il juste d’une histoire idiote ? Ou a-t-on affaire ici à quelque chose de plus grand ?
Dolf Dietrich

Dolf Dietrich, une porn star humilée… – Photo : DominicFord

À l’heure des réseaux sociaux, celui qui décide de rire de quelqu’un au sein d’un groupe ne doit pas s’étonner d’un retour de bâton sur le Net. Le vieil adage « Il faut tourner sept fois sa langue dans la bouche avant de parler »  est plus que jamais d’actualité.

Pour information, Dolf Dietrich  ne porte pas cinq chaussettes, mais « seulement » deux + un rembourrage, suivant ainsi les conseils d’une drag-queen.

Share