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« Musée Hom » : Quand Cadinot règle ses comptes et célèbre le cul qui se fait chatte !

Sorti il y a déjà 24 ans, le culte « Musée Hom » de Cadinot revient cette année sur Pinkflix à l’occasion de notre cycle commémorant le dixième anniversaire du décès du maître. Y sont à l’honneur la drague, l’imagination… et l’anus en forme de chatte de l’emblématique Lucien Lebrun ! 🙂 À voir dès maintenant et en illimité dans les classics de Pinkflix à partir de 1€99 !

Musée Hom (1994)
Un musée parisien accueille une exposition du département russe des civilisations antiques. Pour l’occasion, la sécurité est assurée par des Russes. Mais ces hommes ont une façon très particulière – et légère – d’assurer leur fonction. Ils ne pensent qu’à baiser avec des mecs ! Il est vrai qu’ils peuvent difficilement faire autrement vu l’homoérotisme des sculptures et le comportement aguicheur – voire plus – des visiteurs… – Photos : Musée Hom / Cadinot

Deux jeunes hommes, Alexandre Parrys et Sven Trenka, s’isolent ainsi dans une arrière-pièce pour faire leur affaire… – Photos : Musée Hom / Cadinot

Après avoir été bien troué, Sven revient dans la salle pour jeter son dévolu sur les gardiens Vincent Jammet et Sami Cheikib. Ces derniers percutent et font évacuer la salle pour sauter à tour de rôle le minet insatiable… – Photos : Musée Hom / Cadinot

Étudiant aux Beaux-Arts, Jean-Claude Marest se rend compte qu’un buste exposé est un faux. Il s’en plaint au gardien Vincent Jammet et exige de voir un supérieur. Conduit auprès du gardien-chef, Claudio Rosso, l’étudiant n’en mène plus large face aux assauts répétés des deux autres ! – Photos : Musée Hom / Cadinot

Fils à maman dévoué, « l’innocent » Lucien Lebrun profite que sa mère aille voir ailleurs pour se faire sodomiser par les gardiens David Bauman et Vincent Jammet. Fait remarquable, l’anus du biquet s’élargit si vite et est si baveux qu’il en devient chatte. Il a manifestement de la route ! 🙂 – Photos : Musée Hom / Cadinot

La nuit est tombée, les visiteurs sont partis, mais les gardiens n’en ont pas fini avec le sexe. Claudio prend dans une vitrine un gode en or qui servait à déflorer les vierges et s’y empale. Et Vincent le rejoint pour loger sa queue bien profond dans sa rondelle dilatée ! – Photos : Musée Hom / Cadinot

Après avoir joui, les deux gardiens s’assoupissent et, fait extraordinaire, font le même rêve : les statues d’Apollon, Antinoüs et Adonis (Giuseppe Velli, Patrick Fernid et Julio Perez) prennent vie et font l’amour sur leur socle… – Photos : Musée Hom / Cadinot

Le pinkplus : Jean Daniel Cadinot aimait déboulonner les institutions. Haut lieu de la culture académique, le musée apparaît comme un spectacle graveleux qui titille la lubricité des gardiens et des visiteurs de tout sexe. L’art et le porno, le respectable et ce qui ne l’est pas, le vrai et le faux, toutes ces distinctions s’estompent pour en montrer leur relativité.
D’un point de vue pornographique, Cadinot reste fidèle à lui–même en offrant un casting multietnique, un foisonnement de scènes et un scénario malin. Une scène pourtant a attiré notre attention : celle où Lucien Lebrun se fait enculer par David Bauman et Vincent Jammet. Son anus ourlée et baveux apparaît comme vaginal !!! 🙂 Cette caractéristique fascinait le réalisateur. Interrogé en 2004 sur sa perception de l’homosexualité, voici ce qu’il nous confiait :

Je peux dire qu’à 18 ans j’étais un petit trou du cul qui ne savait pas du tout baiser. Après, j’ai appris. Donc non, je ne fantasmais pas sur le corps masculin. J’ai beaucoup plus fantasmé sur l’âme masculine. C’est là où je suis homosexuel. C’est dans cet esprit presque spartiate, grec, dans cette culture de connivence de l’homme à l’homme que je suis profondément homosexuel. Après, la fascination du dard, ce n’est pas mon truc. Moi, je suis plutôt fasciné par le trou. Je préfère un cul en forme de fente, de chatte, bien défoncée. C’est pour ça que je m’entends bien avec les hétéros. Car là on va parler de chattes. (Rires)
Jean-Daniel Cadinot

Notons que deux des acteurs du film sont aussi crédités au générique pour leur travail derrière la caméra : Alexandre Parrys était le régisseur assistant du réalisateur et David Bauman, le cameraman. La considération que Cadinot accordait à ses modèles pouvait aussi se manifester en les intégrant dans le processus créatif et technique de ses œuvres.

Notons enfin que Yann Fellec, le blond à la coupe au bol et au short ras les couilles qui est mis en valeur au début de Musée Hom – mais qui étonnamment n’est dans aucune scène porno -, fut l’un des modèles du film amateur qui lança véritablement en 1994 le réalisateur Kevin Kratz et sa boîte de prod Videozana : Les Coquins en Chaleur. Il se faisait appeler Arnaud. Hum… On émet l’hypothèse que Cadinot n’a pas apprécié qu’un de ses modèles tourne parallèlement pour un autre et qu’il a écourté son rôle, voire coupé au montage sa scène X. Cadinot avait en effet très peu d’estime pour les réalisateurs-producteurs français qui s’étaient lancés dans les années 1990 :

Je fais des films avec mes sens, les autres font leurs films avec leur portefeuille. C’est tout à fait diffèrent. Moi, jamais je ne dis : « Là, je vais gagner de l’argent ! » Moi je me dis : « Tiens, qu’est-ce que je vais raconter ? Qu’est-ce qui m’a fait chier et que j’ai pu résoudre ? » Et si je peux le mettre dans un film pour aider quelqu’un d’autre, pourquoi pas ?
Jean-Daniel Cadinot

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