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Jordan Fox : « Quand j’ai quitté le X, je pensais sincèrement qu’on m’oublierait… »

« Non, nous ne t’avions pas oublié Jordan ! ». Classé au top 10 du classement de l’été des porn stars préférées par Garçon Magazine, le beau – et bourrin ! – Alsacien est en plus le héros d’Atomix Blond, porno super-héroïque de Ridley Dovarez dont la version non censurée sera diffusée à partir d’octobre prochain en illimité sur Pinkflix. Nous rêvions d’une interview. Le rêve est devenue réalité…

Jordan, le 8 septembre 2015 tu avais annoncé ton départ du X. Or tu nous reviens cette année. Doit-on estimer qu’une fois qu’on a fait du porno au plus haut niveau, il est très difficile, voire impossible, de décrocher ?
C’est vrai que beaucoup d’acteurs arrêtent puis finissent par revenir au porno, quitte à parfois se renier car ils affirmaient que plus jamais ils n’en referaient. Certains acteurs vivent mal le regard porté sur eux et les effets secondaires de cette notoriété : attaques, solitude, spleen… Ils arrêtent donc le X dès qu’ils le peuvent. Derrière l’image glamour c’est un milieu très dur et il faut être fort pour supporter cela. Or beaucoup d’acteurs se dirigent vers le X car ils sont en situation de fragilité. Mais le paradoxe, c’est que la gloire, même si elle rend malheureux, est addictive. Donc quand on l’a connue, c’est dur de s’en passer. Ce n’est cependant pas propre au porno. C’est valable aussi dans la musique, le cinéma… ou la télé réalité.

Blondissime Jordan photographié par Fred Goudon

Comment vois-tu ton comeback ?
Alors je vais préciser une chose: j’ai refait du X mais ce n’est pas un comeback. En fait, j’avais suspendu ma carrière il y a 3 ans pour reprendre mes études. Je les ai finies et réussies, donc aujourd’hui je suis libre de refaire un show ou un film de temps en temps. Mais une page est tournée et je ne veux plus être acteur porno à plein temps. C’est plutôt comme un hobby, donc c’est encore plus fun qu’avant. Quand j’ai quitté le X en 2015, je pensais (et espérais) sincèrement que l’on m’oublierait en quelques mois. Mais le X m’a rattrapé, cela m’a posé des soucis dans les études et professionnellement. J’ai alors compris que je ne pourrai jamais complètement me défaire de ce passé. Donc autant en prendre son parti et, quitte à en subir les inconvénients, autant en avoir les avantages. Paradoxalement, mon retrait a suscité une forte demande, beaucoup de fans attendaient que je revienne. Je ne pouvais pas les décevoir même si mes performances restent occasionnelles.

As-tu quand même quelques idées précises sur des acteurs avec lesquels tu aimerais tourner ou retourner ?
J’avoue que je tournerais bien avec Ian Torres, Brent Everett, Leon Teal ou le Français Chris Loan. – Photos : CockyBoys, Brent Everett, UKHotJocks et FrenchTwinks

Hum… De beaux mecs (Rires.) Comment se sont faits les retrouvailles avec l’un des réalisateurs qui n’est que compliments à ton égard : Ridley Dovarez ? Peux-tu aussi nous en dire plus sur tes partenaires dans Atomix Blond ?
C’était un réel plaisir de retravailler avec Ridley Dovarez. C’est l’un des meilleurs réalisateurs que je connaisse et nous avons fait de bons films ensemble qui ont cartonné comme Barbares, Agent X et Schyzo. J’aime beaucoup sa manière de travailler, il est très créatif et monte de vrais scénarios. Je prends beaucoup de plaisir à jouer les scènes non X. Dans Atomix Blond (où Jordan campe le rôle d’un mutant surpuissant répondant au nom de Démolition Ass – NDLR), j’ai de super partenaires comme Gabriel Phoenix mais aussi une scène mémorable très hardcore avec David Valentin.

Entre 2015 et aujourd’hui, deux faits s’imposent dans l’industrie du X : la déferlante JustFor.Fans et celle du sans capote. Quel est ton avis là-dessus ? Vas-tu t’y adonner toi aussi comme tant d’autres ?
Le milieu du X a fortement changé ces dernières années. Les sites comme JustFor.Fans permettent, comme les réseaux sociaux, de communiquer directement avec son public et avoir une proximité. C’est positif même si tout le monde peut alors s’improviser acteur et il n’y a plus vraiment de porn stars. Mais c’est le reflet d’une époque. Sur le sujet du bareback, quand j’ai débuté, c’était encore assez tabou. Aujourd’hui, les acteurs assument. Mais même si la plupart sont sous charge virale indétectable, je pense qu’il faut faire attention. Et il y a aussi les IST. Disons-le, la majorité des studios s’en foutent complètement de la santé des acteurs. Tout repose donc sur la confiance. Mais comment faire confiance à quelqu’un que tu rencontres le jour même du tournage ?

Autre chose d’important à ajouter ?
Oui ! Il faut garder à l’esprit que le X c’est du cinéma, et donc par définition, de la fiction. Avec l’accès facilité au porno, beaucoup de mecs croient que la sexualité c’est ça, surtout les ados, et du coup ils veulent reproduire en privé ce qu’ils voient dans les films. Cela n’a pas de sens. Dans un film on privilégie bien sûr le visuel, c’est un spectacle. Mais dans l’intimité, il faut penser à son plaisir et à celui de son partenaire plutôt que de faire des positions acrobatiques ou un remake d’un film. Il faut prendre le porno pour ce que c’est : un support pour s’exciter et fantasmer, pas une leçon pédagogique. Le problème, c’est que le manque d’éducation sexuelle est criant, donc le porno joue ce rôle malgré lui. La libération sexuelle a encore un long chemin à faire…

Pour suivre Jordan, c’est sur sur Instagram (jordanfoxreal) et Twitter (JordanFoxXXX). Et on le retrouvera à partir d’octobre prochain dans la version non censurée d’Atomix Blond sur Pinkflix seulement sur PinkX.EU

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