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Comics : Un super-héros bear et TTBM peut-il vraiment être hétéro ?

Se promener dans les rayonnages BD offre des surprises. Certaines publications apparemment non ciblées gays sont si homoérotiques de par leur titre et illustration de couverture qu’on en est à la fois interloqués et ravis. Et lorsqu’en les feuilletant on découvre un héros hyper viril et exhib on passe en caisse comme si on achetait du porno en grande surface 🙂 🙂 🙂 HiComics a eu l’excellente idée de sortir la traduction française des premiers volumes de Shirtless Bear-Fighter, série éditée aux USA chez Image. C’est crétin, le délire est vraiment total… et c’est très sexy 🙂 Et même si le « cogneur d’ours torse nu » est hétéro, il est impossible de ne pas l’associer à la communauté bear…

Plus sexe que Wolverine, Hercule et Lobo, les super-héros hyper virils de Marvel et DC ? … C’est quand même frustrant de ne pouvoir mater sa queue. Mais la taille de la pixellisation témoigne de ses mensurations XXL… 🙂 🙂 – Illustration & colorisation : Nil Vendrell & Mike Spicer – Shirtless Bear-Fighter / HiComics-Image Comics

Le moteur de recherche Google et la pornographie sont des outils extrêmement efficaces pour visualiser la signification d’un mot pour la plupart des gens. Sexuellement parlant, « bear » désigne en tout premier lieu des gays qui sont massifs et poilus. À lire différentes interviews des scénaristes Jody LeHeup et Sebastian Girner, aucune question ne leur a été posée sur le sous-texte homo du personnage. Certes, il ne s’appelle pas Bear. Il est le « cogneur de bears« . Mais il y a confusion vu son physique ainsi que ses multiples poses sexy, dont celle d’une couverture où est réinterprétée la photo iconique de Burt Reynolds. Plus que sa filmographie, c’est cette photo qu’on retient du comédien américain récemment décédé… – Illustration : AndrewRobinson – Shirtless Bear-Fighter / HiComics-Image Comics – Photo : Francesco Scavullo – Cosmopolitan Magazine, avril 1972


Les auteurs sont-ils si naïfs pour ignorer que leur œuvre s’adresse aussi à un public gay ? En tout cas, ils n’ignorent pas la signification gay du mot « bear » mais, grâce à une pirouette scénaristique – un ensorcellement via du bacon ! – leur Shirtless Bear-Fighter ne fait pas cause commune avec les bears de la ville gay de San Francisco, ni même avec les footballeurs des Chicago Bears et les teddy-bears d’un magasin de jouets new-yorkais. Quand on vous dit que c’est délirant… 🙂

Le scénario fait penser à Tarzan et à Asterix. Recueilli tout bébé et déjà barbu par des ours anthropomorphiques, notre héros est devenu le protecteur de sa communauté. Dès lors qu’il est dévêtu et qu’il mange des pancakes au sirop d’érable, il devient en effet un sur-homme. Un industriel qui avait décidé de conquérir leur territoire pour en prélever le bois en gardera un souvenir cuisant. L’industriel parvient toutefois à ses fins en jouant de la jalousie d’un ours envers l’humain, d’un drame amoureux qui a amené le héros à détester les ours… et au recours au bacon magique qui permet de soumettre à sa volonté TOUS les bears qui l’ont ingéré. Notre cogneur réussit à défaire ses ennemis et à se rabibocher avec sa famille ours. Mais un peu partout dans le monde, des ursidés se rebellent contre l’homme. L’aventure continue… avec une question : alors qu’il a grandi qu’avec des ours, notre super-héros ne devrait-il pas être physiquement plus attiré par un bear de San Francisco – désormais désenvouté – que d’une humaine à la peau imberbe ? Il nous revient une remarque du scénariste Alan Moore, à qui on doit plusieurs comics particulièrement brillants comme Swamp Thing, Watchmen, V for Vendetta, The League of Extraordinary Gentlemen et Providence. Dans l’introduction au trade de Batman : The Dark Knight Returns de Frank Miller, il considérait que, en toute logique, Tarzan aurait dû éprouver une attirance sexuelle envers des singes : « Les héros fictifs du passé, tout en continuant à garder leur charme et leur magie, ont eu leur crédibilité mise définitivement à défaut du fait de la sophistication nouvelle de leur public. Avec le recul et une meilleure compréhension des comportements des anthropoïdes, l’auteur de science-fiction Philip Jose Farmer a pu démontrer d’une manière parfaitement crédible que le jeune Tarzan se serait presque certainement initié au sexe avec des chimpanzés … » D’où l’hypothèse beaucoup plus crédible que Jane n’avait aucunement le sex-appeal simiesque auquel il avait été accoutumé ! 🙂

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