Pinkx

DiableX, le jeune label porno gay belge qui a la cote !

Qui dit francophonie et pornographie gay pense aux stars et productions françaises et québécoises. De la Belgique, qui a pourtant donné tant d’artistes en tous genres, on n’a en tête que très peu de noms. Les choses changent. Il faut désormais compter avec le Belge Loïc Barnier et son label DiableX. Le réalisateur producteur a déjà tapé dans l’œil des porn stars françaises qui adorent tourner pour lui. À partir de ce mardi 6 novembre à minuit, PinkX diffusent trois de ses scènes réunies sous le titre Baiseball et boules à baiser. Une nouveauté sur la chaîne qui incite à en savoir plus grâce à une interview…

Cher Loïc, tout d’abord, pourquoi ce nom de DiableX ? Vous définiriez-vous comme des « diablotins farceurs » ou plus sérieusement comme des « adeptes d’une ténébreuse divinité » ? 😊😈
Oui, voilà, des diablotins qui aiment les expériences chaudes et variées, placées sous X 😉

D’où vous est venue cette envie de concrétiser le fantasme de réaliser du porno ?
C’est venu d’une succession de hasards. J’ai fait et je fais toujours beaucoup de photographies de mecs (http://h2hom.photodeck.com). Ça a peut-être été indirectement la porte d’entrée vers le X. Ce qui m’a motivé avant tout, c’est le mélange des genres, tenter de mixer différentes disciplines. Par exemple, il y a une vidéo avec de la chanson, on prépare une bande son techno, on a réalisé le gode du sexe de Guillaume Wayne sur base d’un authentique moulage (disponible sur https://creatis.shop/) ou encore un tournage avec des figurants dans un club liégeois (The Chaps).

Est-ce que vos débuts ont été plus faciles ou plus compliqués que ce que vous imaginiez ?
Les deux ! La création du label a été plus compliquée que prévu principalement à cause de raisons économiques. Mais ce que j’appréhendais le plus, c’était les tournages. Or finalement ce fut plus cool que prévu. Oui oui, on se marre sur les tournages !

😊 À votre avis, qu’est-ce qui fait la différence entre votre conception du porno gay de celle d’autres réalisateurs et producteurs ?
J’avoue connaître assez mal ce que font les autres productions. Bien sûr j’en entend beaucoup parler, mais je préfère ne pas trop voir ce que les autres font pour laisser libre cours à mes idées. J’espère progressivement pouvoir réaliser des vidéos plus folles, tester des choses. La Belgique est le fruit d’un mélange d’influences, la prod aussi.

La Belgique est réputée pour son sens de la fête. Le sexualité semble se vivre très librement. Est-ce la raison pour laquelle il y a très peu de productions porno, les gens préférant « faire » que « voir » ?
Difficile à dire. Je pense qu’il est devenu compliqué d’entreprendre en Belgique. Rien n’y est simple. Alors oui, on a besoin de faire la fête pour se changer les idées. Heureusement la cause LGBTI a bien progressé ces dernières années. Cependant, il ne faut pas se tromper, c’est encore fragile. L’homophobie est tenace.

Présent dans deux scènes de Baiseball et boules à baiser, le beau blond du X gay français : Ludwig !

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Vous tournez autant avec des débutants que des pros. À l’exception notable de Chris Bieber, il y a surtout parmi les pros des Français comme Doryann Marguet, Ludwig et Guillaume Wayne. Dans l’ensemble pro & débutants, vos modèles sont-ils effectivement le plus souvent français que belges ?
C’est vrai, la France a un milieu X bien plus développé et il était plus simple de démarrer avec des acteurs français. Mais petit à petit les Belges rejoignent l’aventure et c’est tant mieux car ça permet des rencontres sympathiques entre voisins. Je rêve de soirées X françaises chez nous et de soirées X Belges en France. Le mix entre acteurs pro et amateurs est important pour donner la chance aux nouveaux de démarrer leurs carrières. C’est pour eux très instructifs de rencontrer des acteurs chevronnés.

Modèle phare de DiableX, Guillaume Wayne a été interviewé par Loïc Barnier. Une occasion de mieux le connaître…

Est-ce que parmi tous ceux avec lesquels vous travaillez, il y en a un qui vous a particulièrement surpris ? Par ses performances sexuelles, par sa gentillesse, par son érudition, ses talents de cuisinier, ou autres ?
Beaucoup m’ont surpris par leurs talents cachés. C’est d’ailleurs un grand plaisir de les découvrir. Parfois on s’en sert dans les vidéos ou après le tournage pour mettre l’ambiance. Je ne veux pas limiter les vidéos à la « simple prestation sexuelle ». J’essaie de mettre en évidence les autres talents des acteurs. Si vous avez des talents de musiciens par exemple, vous êtes doublement bienvenus. Pour le côté humain, j’ai été agréablement surpris par la sympathie et la gentillesse de beaucoup d’acteurs, entre autres des pro qui m’ont fait confiance au début de l’aventure. Qu’ils en soient encore remerciés.

Si on veut postuler pour être modèle, comment ça se passe ?
C’est très simple. Il suffit d’envoyer un mail à la prod et de remplir un petit formulaire (diablex@diablex.com). On nous trouve aussi sur les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter (@DiablexP) et bientôt le site web www.diablex.com (en construction).

Est-il vrai qu’on peut être âgé jusqu’à 99 ans comme le dit votre appel « le X pour tous » ? 😈
Le « X pour tous » c’est en effet un concept que je veux développer. Beaucoup de gens me disent qu’ils se sentent exclus, que les prods sont trop sélectives. Si je comprends parfaitement les orientations des prods, je pense qu’il est possible de faire un peu de place au « X pour tous ». Je pense d’ailleurs tourner ma première scène à mes 80 ans 🙂

(Rires.) Quel genre de réalisateur êtes-vous ? Directif et autoritaire ? Calme et à l’écoute des désirs des modèles ?
Difficile de parler de soi. Je suis peut être un terrible diable, mais bon, je pense savoir ce que je veux tout en restant attentif aux acteurs. Je ne suis pas du tout autoritaire. C’est un équilibre difficile mais j’aime l’échange. Je pense aussi que les acteurs sont plus en confiance dans une bonne ambiance. La vidéo ne peut qu’être plus « naturelle ».

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