Pinkx

L’interview intégrale « PinkX » des producteurs de UKNakedMen et ButchDixon !!!

Régulièrement diffusés sur PinkX, les films des labels britanniques UKNakedMen et ButchDixon sont concoctés par le couple de Londoniens James & James. Relativement discrets,  ils nous ont toutefois accordé une interview qui embrasse leur plus de dix ans de carrière dans le porno gay ainsi que leur véritable passion de la France…

UKNakedMen et ButchDixon ont sorti leur premières scènes respectivement en décembre 2006 et septembre 2008. Qui sont les deux James derrière ces deux fameux labels britanniques ?
(JS) Il y a moi, James S, celui qui est mignon avec la barbe et il y a l’autre beau mec, James G, un peu plus grand sans barbe.

Jonno et James S – Photo perso

La première fois qu’on vous a vus en public ça a été à l’occasion des Prowler Porn Awards. C’était il y a quatre/cinq ans. Pourquoi être restés jusqu’alors si discrets ?
(JS) Je ne pense pas que nous voulions consciemment être discrets. C’est juste qu’auparavant personne ne nous demandait en photo ni ne nous voulait à des événements. Alors on envoyait des modèles ou c’étaient seulement eux qui étaient réclamés. Pas nous. Sincèrement, qui voudrait nous regarder ? Même si nous sommes super mignons ! (C’est vrai !!! NDLR)

Jonno est le réalisateur attitré de vos deux labels. C’est l’un de vous deux ? Vous deux à la fois ? Quelqu’un d’autre ?
(JS) En général, James G est le réalisateur (alias Jonno). James S produit les magnifiques photos. Mais en réalité, nous travaillons ensemble à toutes les étapes de la production.

On l’ignore – ou on l’oublie -, mais le Royaume-Uni était jusqu’à une période récente l’un des rares pays d’Europe à interdire la pornographie sur son territoire. Ce n’est que depuis septembre 2000 qu’elle est légale. Comment faisaient les Britanniques pour voir du porno avant sa légalisation ?
(JS) Je me souviens que dans les années 1980 je venais en France voir des vidéos cassettes au Super U !! En y repensant, c’était fantastique. La plupart des garçons qui vivaient en Angleterre ont à un moment fait l’expérience de trouver un sac rempli de magazines porno dans des haies ou sur le bord des autoroutes. Les hommes mariés ne pouvaient pas les mettre dans leur poubelle alors ils les balançaient au loin. TOUS les garçons se jetaient dessus, c’était comme la ruée vers l’or. Étrangement, c’était merveilleux parce qu’interdit. Et quand nous avions plus de 18 ans, il y avait des shops à Soho où l’on pouvait acheter sous le manteau des magazines et cassettes vidéo. Les VHS étaient des copies de copies et vous ne pouviez pas faire la différence entre les seins et les fesses. La qualité de l’image était si mauvaise. Et maintenant, les gang-bangs et partouzes avec 250 mecs sont instantanément en haute définition sur nos Smartphones ! Parfois cet âge d’or du porno interdit me manque.

La sortie du premier porno gay légal made in UK a dû être un événement énorme ?
(JS) Oui, The White Room, d’une simplicité exemplaire qui a toutefois généré une fortune.

Au casting de « The White Room », le premier film porno gay britannique à bénéficier d’une sortie légale, un certain Dean Monroe toujours en activité… – Photos : Zipper

En fait, quand le porno a été légalisé, tout le pays en est devenu dingue et c’est de cette façon que nous nous sommes engouffrés dedans. On travaillait alors pour des magazines grand public comme FHM, Maxim, Guts, Nuts, etc. Ils voulaient des interviews et des photos non porno de porn stars. Nous sommes allés à Los Angeles photographier les 12 plus belles actrices du X et nous avons fait de même un an plus tard à Prague. Ensuite nous sommes allés à San Francisco photographier des porn stars gays pour Attitude. Matthew Rush, Chi Chi La Rue… Aucun n’était sombre ou pervers comme nous l’avions supposé. La plupart des gens dans le porno sont ouverts, gentils, avec quelque chose de hippy. Quand notre ami Aiden Shaw nous a demandé de le shooter, ça a été la première fois que nous avons fait du vrai porno. Nous étions tous les deux si nerveux.

… Nerveux mais déterminés à vous lancer dans la production.
(JS) Parce que nous aimons le sexe gay et que nous désirions produire quelque chose de britannique. Nous avons regardé et admiré de nombreux films de Jean-Daniel Cadinot dans les années 1990. À l’exception de deux autres producteurs européens (dont Cazzo), toutes les productions qui bénéficiaient d’un travail artistique étaient américaines. Nous voulions créer quelque chose de local et d’authentique qui visualise nos aspirations artistiques.

ButchDixon se focalise sur les hommes poilus, les muscle bears et les daddies virils. UKNakedMen choisit des types d’hommes très variés. Or malgré son nom, vous avez travaillé dès le début avec des citoyens du Royaume-Uni et ceux d’autres pays.
(JS) Juste qu’en 2006, il n’y avait pas de milliers de beaux gosses britanniques qui voulaient faire du porno gay. Avoir seulement des Britanniques était impossible. Vivant dans l’une des villes les plus cosmopolites au monde, nous avons un flot continu de mecs qui sont à Londres pour les vacances ou pour le travail. Et nous sommes très heureux que cela fonctionne ainsi car UKNakedMen reflète Londres et sa diversité.

Selon vous, y-aurait-il des caractéristiques propres à l’homme britannique dans ce qu’il a de plus sexe ?
(JS) Les Britanniques que nous dépeignons sont d’un abord un peu plus rugueux, moins net que disons les Canadiens, plus comme les Australiens. Il y a chez eux une côté bravache, un sens de l’humour impitoyable et (actuellement) une aversion envers des hommes trop épilés, rasés et apprêtés. Les scénarios et les rôles que nous créons pour eux accentuent ces traits britanniques avec un zeste d’humour provocateur. Matt Hughes dans le rôle du laitier me vient à l’esprit…

Matt Hugues et Ross Hurston dans « The Milkman » – Photos : UKNakedMen

Avez-vous des modèles exclusifs ?
(JS) On n’a jamais fait signer de contrat d’exclusivité, même si quelques performeurs ont tourné seulement pour nous. Tony Thorn me vient à l’esprit. On l’a filmé quand il était un très jeune homme à ses débuts dans le X et nous avons continué avec lui quand il est devenu ce magnifique homme musclé et velu dans Fuck Loving Criminals.

Tony Thorn, d’imberbe à poilu… – Photos : UKNakedMen

Est-ce que certains modèles vous ont plus que d’autres étonnés par leurs performances sexuelles ?
(JS) Travailler dans le porno est instructif, vous en apprenez beaucoup sur le comportement sexuel masculin. Nous avons eu un arabe français qui avait tourné pour nous pendant 4 heures. Quand nous lui avons demandé ce qu’il allait faire pour le reste de sa journée à Londres, il nous a répondu :  » Je vais aller à une sex-party. » INSATIABLE ! Même chose avec Riley Tess. Il est partant pour quasiment tout. « Riley, est ce qu’on peut de prendre comme passif dans une partouze à 9 ? Tu seras habillé en prêtre et ils porteront des masques de porc ? » Il a immédiatement dit « Oui« . Harry Louis était un excellent actif et tout le monde voulait le voir passif. Il nous a appelés pour nous dire que s’il pouvait être passif ce serait seulement avec la plus grosse queue que nous lui trouverions. Ashley Ryder, qui est capable de s’autofister, est assez incroyable. Ça me rappelle le premier DVD que nous avons tourné à Paris. Il y a avait Mathieu Paris, David Castan, Nicolas Torri, Georges Sauvage et quelques autres mecs, et tous voulaient se fister. Je n’avais jamais vu du fist et c’était très surprenant. On n’a pas pu sortir le DVD au Royaume-Uni car il était TROP hard.

De gauche à droite et de haut en bas : Riley Tess, Harry Louis, Ashley Ryder, Matthieu Paris, David Castan, Nicolas Torri et Georges Sauvage – Photos : UKNakedMen et ButchDixon

Vous avez travaillé avec beaucoup de français. Et en plus de ce tournage à Paris, vous avez fait plusieurs faits des films et scènes dans le sud de la France.
(JS) Les modèles français sont excellents, et CET ACCENT est juste éternellement sexy. Matt Surfer, Romeo Courtois, Issac Jones, Kameron Frost, Malik TN, Theo Ford, Fred Faurtin, Jeff Stronger, etc… Tous ont été excellents, sexy, beaux, professionnels… des performeurs géniaux.

De gauche à droite et de haut en bas : Matt Surfer, Romeo Courtois, Issac Jones, Kameron Frost, Malik TN, Theo Ford, Fred Faurtin et Jeff Stronger – Photos : UKNakedMen

(JG) Et nous avons une histoire d’amour avec la France. Elle a commencé presque en même temps que notre rencontre dans les années 1990 et n’a fait que se renforcer. Depuis plusieurs années nous y séjournons pendant plusieurs mois. Nous avons commencé par tourner des scènes, puis une série et plus. Nous adorons aller à la rencontre des modèles Français. Nous aimons aussi les présenter à nos modèles britanniques préférés et voir les étincelles que cela produit ! Nous avons un instinct pour savoir quels mecs auront une bonne alchimie sexuelle et c’est un plaisir que de filmer cette alchimie en action. Même s’ils ne comprennent pas un mot de ce que l’autre dit, le sexe est son propre langage.
(JS) Mon premier boyfriend était français – originaire de Nancy, il vivait à Paris. Il m’a fait découvrir le club ‘Dix Huit’, le premier bar gay que j’avais jamais visité. J’y ai vu une performance d’un transformiste en Dalida et il m’a envoyé des cassettes avec des titres de Mylène Farmer, Jeanne Mas, Buzy, Indochine, etc. C’est chez lui que j’ai vu mon premier film porno, un Cadinot qui avait pour thème les scouts. Je me souviens que quelqu’un dans le film disait « Tu suces mal ». Nos artistes préférés sont d’ailleurs français : Pierre et Gilles et Pierre Molinier. Et bien évidemment nous serons en juin aux concerts de Mylène Farmer.

Parmi les modèles, y en a-t-il qui sont devenus de vrais amis ?
(JS) Aiden Shaw (qui nous a introduit au porno) est toujours un ami. Il a été le témoin de notre partenariat civil. Les modèles sont en général adorables. Harley Everett, Issac Jones, JP Dubois, Sam Barclay et Mickey Taylor… Beaucoup vont et viennent. Dolan Wolf est aux USA, Harry Louis est retourné au Brésil. Tout le monde est si mobile. Nous-mêmes passons la moitié de l’année en France, pays magnifique. Nos amis sont à 50% gays et 50% hétéros, certains sont des travailleurs du sexe, et s’il est bon de courir après des modèles – et quelques-uns sont vraiment à tomber -, il y a une ligne nette entre le travail et le plaisir.

De gauche à droite et de haut en bas : Aiden Shaw, Harley Everett, Issac Jones, JP Dubois, Sam Barclay, Mickey Taylor, Dolan Wolf et Harry Louis – Photos : UKNakedMen

Quels sont les trois moments les plus remarquables de votre carrière ?
(JG) J’étais dans le magasin Prowler à Soho. Dans la section adulte, il y avait trois grands écrans montrant chacun du porno gay. L’un montrait un couple de twinks sur un lit blanc, l’autre une partouze made in USA et le troisième Nathan Price vêtu en Sherlock Holmes, étudiant un citron avec une loupe – l’une de celle qui nous appartient ! C’était étrangement satisfaisant de faire quelque chose de totalement différent.

Nathan Price dans le rôle de Sherlock Holmes et Hayden Kane dans celui du Docteur Watson dans « What’s In Sherlock ? » – Photos : UKNakedMen

Nous vivons et travaillons dans un loft que nous utilisons comme studio de tournage. Alors il nous arrive souvent de regarder la télé en plein milieu d’un tournage. Un moment assez surréaliste fut lorsque nous avons « emprunté » 60 pneus usagés et construit un décor de garage dans notre studio. On a vécu avec ces pneus pendant trois semaines avant de les retourner au vendeur.
(JS) Je me souviens d’avoir été couché sous quelqu’un et qu’un fluide anal d’une composition indéterminée m’est tombée sur le front. Je me disais : « Pourvu que ça s’écoule sur mes cheveux et pas dans mon œil !« , car l’éjaculation était toute proche et il ne fallait pas la manquer. L’une de nos premières scènes avec Harry Louis. Il pouvait projeter son sperme tellement loin. Jonno se trouvait à deux mètres de lui, et son éjac l’a quand même atteint à la main. Et le troisième ? Hmmm. Il y a eu tant de choses amusantes, et tous les mecs ont été super. Je peux compter sur mes trois doigts les modèles que nous n’avons pas aimés, ce qui est surprenant vu le nombre d’hommes que nous avons filmés. Je pense que le sens de la camaraderie – de fait temporaire – y est remarquable. L’un aidera l’autre et bien qu’il n’y ait pas « d’amour » dans nos scènes, il y a une amitié masculine. Quelques-uns sont même sortis ensemble après leur scène. Donc les fluides corporels et l’amitié sont ce qui m’a le plus frappé.

Quelles sont vos trois films ou scènes préférés ?
(JG) La série Fuck Loving Criminals est ma préférée. Les gangsters stylés, les décors géniaux et une pointe de menace, il y a tous les ingrédients que je préfère. 12 Fucks and No Funeral a été tellement fun à filmer et le gang bang avec les masques en latex dans Get Three Behind Me continue d’avoir un fort impact visuel.

« Fuck Loving Criminals », « 12 Fucks and No Funeral » et « Get Three Behind » – Photos : UKNakedMen

Des scènes préférées ? J’en ai tellement pour des raisons à chaque fois différentes. Alors disons Snookered. Pas seulement pour le buzz qu’il a suscité, mais parce que le lieu de tournage et les modèles étaient top. Et la plus fun a été Very Bad Santa avec John Connery, dans le rôle du père noël, et sa bande de vilains elfes.

« Snookered » et « Very Bad Santa » – Photos : UKNakedMen

À propos Snookered, peux-tu rappeler pourquoi il y a eu autant de bruits desssus ?
(JS) La scène a été tournée dans l’ancienne ambassade du Sierra Leone à Londres, en face de l’ambassade de Chine, juste à côté d’une autre ambassade, etc. Elle avait été achetée par un « faux Lord » qui a ensuite fait de la prison. Nous avons loué l’espace pour quelques tournages. Amy Winehouse l’avait juste utilisé avant nous pour sa vidéo Rehab. Nous avions le super hot Carioca, un type costaud, toujours à faire la bise, et Kurt Rogers, un Sud-Africain blond. Ils avaient demandé à travailler ensemble car ils se connaissaient déjà pour se draguer dans leur salle de gym. Mais je me disperse. Le film Le Discours d’un roi (le film oscarisé King’s Speech) a été partiellement tourné au même endroit, après nous, pour en utiliser son décor ‘shabby chic’. Quand ça a été découvert, ça a été un scandale. On en parlait à la télévision, dans la presse, partout. Je ne pense pas que nous lui avons fait rater un oscar, mais ils n’ont assurément pas gagné celui du meilleur décor. Je vient juste de googliser « King’s Speech porn set », et c’est encore là, partout. Ça nous fait rire. Nous n’avons rien enlevé à ce film qui est magnifique. Nous avions en plus tout bien essuyé avant de partir alors je suis sûr qu’Helena Bonham Carter ne s’est pas assise sur quelque chose de gluant.

Un même lieu de tournage pour la regrettée pop star Amy Winehouse, les hardeurs Kurt Rogers et Carioca et les comédiens Helena Bonham Carter, Colin Firth et Geoffrey Rush 🙂 – Photos : « Rehab », « Snookered » (UKNakedMen), « Le Discours d’un roi » (« King’s Speech ») et XDR

(Rires.) Quelles sont les différentes périodes dans l’histoire de UKNakedMen et ButchDixon ?
(JS) La première, c’est notre enthousiasme fou, le fait d’avoir à apprendre beaucoup de choses et une manière de faire en suivant nos propres règles. Tout se focalisait sur le site et sur nos abonnés. La deuxième période c’est la sortie des DVD, en apprendre sur le commerce de détail et bien sûr la conception de nos propres jaquettes. Et comme le reste de l’industrie, la période des tubes sur le Net, Mindgeek, etc. Tout cela conduit à de grands changements pour survivre : fin de locations de lieux de tournage élaborés, coupe dans les budgets… mais treize ans plus tard, nous sommes toujours là, nous aimons toujours ce que nous faisons. Étrangement, Butch Dixon est moins affecté. Nous l’avons crée parce que Jonno aime les hommes poilus. Il n’y pas d’histoire, c’est juste du sexe. Le site reste stable.

Vos projets ?
(JS) Tout évolue, les goûts et la technologie changent. Nous essayons de suivre le mouvement, mais le principal, c’est de produire le meilleur porno que nous puissions faire. Tant que nos abonnés le voudront, nous continuerons à tourner. Le sexe sans capote a été un changement progressif et inévitable. Le porno change aussi avec les avancées médicales.

Parce que la situation politique est ce qu’elle est, je ne peux manquer de vous demander si vous êtes préoccupé par le Brexit ? Ou est-ce que vous attendez juste de voir ce qui va advenir ?
(JS) J’étais dernièrement au Comptons de Soho. J’ai discuté avec un Géorgien, un Belge et un Anglais. Quand on en vient à parler du Brexit, on ne peut pas s’arrêter. Personne ne sait ce qui va se passer, tout le monde émet des suppositions. Le Géorgien pense que la pire des choses dans cette histoire c’est que le Royaume-Uni était vu comme une nation progressiste, inclusive, avant-gardiste. Or la vision que nous renvoyons au monde s’est détériorée. Il y a quelques semaines j’ai vu dans la rue Boris Johnson et j’avais envie de lui cracher au visage. Pauvre Teresa May – On pense qu’à l’école c’était la grande fille dégingandée que tout le monde harcelait – Dès que les résultats sur le referendum ont été connus, le précédent premier ministre a pris la poudre d’escampette. Tout le monde savait que ce serait une période TRÈS agitée. Nous sommes désolés pour Teresa.

Est-ce que vous en parlez avec vos modèles ?
(JS) Nous avons comme règle de ne JAMAIS parler politique sur un tournage. Pour plein de raisons, sexe et politique ne font pas bon ménage.

Deux films ButchDixon/UKNakedMen sont au programme de PinkX ce mois de mars :

Le dimanche 10 mars à partir de minuit : Teddy’s Bare Fuck Stick (ButchDixon) avec entre autres la bête de sexe Teddy Torres dans trois des quatre scènes !

Photos : Teddy’s Bare Fuck Stick / ButchDixon

Le vendredi 22 mars à partir de minuit : Cum Guzzlers (UKNakedMen), avec notamment AJ Alexander.

Photos : Cum Guzzlers / UKNakedMen

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