Pinkx

« Quoi ma gueule ? Qu’est-ce qu’elle a ma gueule ? »

Quoi ma gueule ?
Qu’est-ce qu’elle a ma gueule ?
Quelque chose qui ne va pas ?
Elle ne te revient pas ?…
Si le séduisant hardeur américain Justin Yurmouth connaissait notre feu Johnny national, il aurait peut-être ajouté à ses tweets du 12 juin un extrait des paroles du fameux Ma gueule. Sa détermination à connaître le vrai pourquoi de sa mise à l’écart des tournages l’amène à interpeller vigoureusement l’industrie du X gay…

« Je ne veux pas trop me plaindre mais parfois la politique des studios est véritablement kafkaïenne. Je veux dire, ai-je donc une énorme cicatrice sur le visage que seuls verraient les producteurs et tous ceux qui voudraient m’embaucher ? Ce que je sais, c’est que je ne comprends pas toutes leurs subtilités.
Un studio n’a pas travaillé avec moi à cause d’une merde qui s’est passée il y a cinq ans, un autre m’a dit que j’étais trop vieux, un autre m’aurait déjà fait trop travailler, un autre m’a dit que je n’avais pas assez tourné.
Apparemment, il y a quelque chose qui cloche en moi ! Pourtant je suis sûr qu’il y a d’autres performeurs qui pourraient décapiter un éléphant en direct sur Periscope et obtenir du travail.
Suis-je vraiment si inintéressant que les studios ne me voient que comme un fantôme ?
Encore une fois, je ne veux pas avoir l’air de faire des reproches. Je cherche juste à comprendre, car je ne crois pas que ce que je vis soit habituelle chez les performeurs. Le pire pour moi ce sont les raisons qui me sont invoquée. C’est comme si les gens cherchaient n’importe quel prétexte pour ne pas m’embaucher.
Pourtant, outre mon apparence, je suis l’une des personnes les plus professionnelles et les plus dévouées. Je veux faire du bon travail et je suis les recommandations des réalisateurs. Qu’est-ce que je n’ai pas que recherchent les gens ? Je l’ignore.
Je suis prêt à accepter que je fais une mauvaise interprétation des choses et que j’ai tendance à être pessimiste. Je sais toutefois qu’il y a quelque chose qui ne colle pas entre ce qui devrait être et les résultats que j’obtiens.
Je veux dire, comment se fait-il que des gens puissent me dire en face : « Oui, on va t’embaucher dans un instant. » pour ensuite de ne plus entendre parler d’eux ? Pourquoi ne pas simplement me dire : « Hé, t’es moche et on ne veut pas travailler avec toi. » ?
Suis-je sur une liste noire dont personne ne m’a parlé ? Cela expliquerait beaucoup de choses, mais compte tenu des histoires que j’ai entendues sur l’industrie du porno, je n’arrive pas à imaginer qu’est-ce que j’aurais pu faire qui en soit la cause.
Certes, il y a un truc qui s’est passé il y a cinq ans, mais j’ai depuis prouvé que je pouvais être un extrêmement bon performeur. Et puis cinq ans, ça équivaut à 1976 en années porno !
Je suis désolée d’avoir pesté. Je suis quelque peu de mauvaise d’humeur.
J’essaie juste de comprendre :
1. Je suis en forme et attrayant
2. J’ai 34,1k followers sur Twitter, 5k sur Instagram et 4 600 sur mon FB personnel. (Sans pouvoir promouvoir un travail au sein d’un studio)
3. Je suis une personne sur qui on peut compter.
Alors, quel est le problème ?
Je tiens à préciser que je n’essaie pas de faire de l’ombre à quiconque (performeur, studio ou casteur). Je ne fais que raconter mon expérience telle que je la perçois. Je recherche plus que tout des réponses. »

Bien sûr, parmi les nombreuses réactions – loin d’être toutes bienveillantes -, les internautes ont voulu savoir ce qui s’était passé il y a cinq ans ? Justin Yurmouth fait plusieurs fois mention d’une « merde » qui est arrivée lors d’un tournage. il s’en est expliqué chez MenOfPorn :

« Salut à tous. C’est Justin, je voulais juste clarifier un malentendu. Ma référence à il y a cinq ans concernait simplement le fait qu’à l’époque je n’étais pas préparé au porno, tant physiquement que mentalement. J’ai par la suite découvert que mon partenaire dans ces scènes se filmait en train d’abuser sexuellement sa fille, ce qui était très difficile à gérer. De plus, il était incroyablement violent et menaçant sur le tournage, ce qui m’a empêché de donner ma meilleure performance. Cependant, j’ai l’impression que c’est moi qui en ai été blâmé (j’ai perdu un contrat d’exclusivité et je ne suis même pas sûr que ces vidéos soient disponibles). J’assume pleinement que ce n’était pas une entrée fantastique, mais beaucoup de choses ont changé depuis. »

Par déduction – et après quelques recherches -, on a retrouvé de quelle scène il s’agissait. Un trio tourné en 2014 mais sorti en été 2016 chez Bromo, un des labels de Men. Justin s’appelait alors Branden Law et avait pour partenaires Ryan Tyler et Sebastian Young. « Gay for pay » au casier judiciaire déjà chargé, Young avait été mis en prison en août 2016. Il était entre autres poursuivi parce qu’il aurait abusé sexuellement de sa fille. Les charges étaient tellement lourdes que sa libération en mai 2019 en a surpris plus d’un.
– Photos : Bromo

 Cette première fois décevante n’a pas atténué son désir de continuer dans le porno. Sa carrière compte toutefois peu de scènes et apparaît des plus cahotiques : il fait du gay, du bi, de l’hétéro, sous des pseudos différents.
À titre d’exemple il était Matt Grant chez Dirk Yates Classified, la collection spécialisée dans les militaires de Channel1Releasing…
– Photos : Channel1Releasing

… et Brady chez CorbinFisher qui lui a fait tourner en 2018 un nombre plus conséquent de scènes: un solo et cinq duos.
– Photos : CorbinFisher

Son appel a-t-il été entendu ? Chi Chi LaRue a contacté justin et ça lui a fait très chaud au cœur. À suivre…

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