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Summer of Porn Stars : Kayden Gray

Élu porn star britannique la plus hot aux Prowler Porn Awards 2017 de Londres, Kayden Gray n’a jamais vraiment été celui qu’on imaginait, à savoir « l’élégant British, sûr de lui, à qui tout réussit ». Son histoire est beaucoup plus complexe, l’année 2017 marquant un tournant avec une suite de révélations déstabilisantes… mais salutaires. La super porn star est depuis un vlogueur influent…

Kayden Gray

BIO FLASH
• Date de naissance 3 décembre 1984 • Signe astrologique Sagittaire • Lieu de naissance Jarocin, Voïvodie de Grande-Pologne, Pologne • Résidence Londres, Angleterre, Royaume-Uni • Nationalité Polonaise • Cheveux Bruns • Yeux Bleus • Taille 1, 87 m • Poids 82 kg • Sexe 22 cm non-circoncis • Position Actif • Orientation Gay

FILMOGRAPHIE PARTIELLE
CottageBoy, BellBoy, SwimBoy, The Hook-Up Hostel, PaperBoy, PizzaBoy (Eurocreme) Cruised, Drilled, Penance, Stretched, Trapped, Stuffed, Holes, Jacked, Slammed, Socks & Jocks, Suited, Wrestled, Gaped, Pumped (BulldogXXX) Deep Fuckers, New Cummers (HungLadz) Daddy’s Orgy, Daddy’s Favorites, You’re Not My Daddy (DadsFuckingLads) Split My Twink Hole, Young Hung and Ripped, Monster Cock Jocks, Rough Fucks (HardBritLads) Sex on Cars, Hustlaball 2013, Toy Stories, Buzz Cocks, Fuck Loving Criminals 2, Hard Gear, Lured 1 & 2, Pumped, Chizzeled, Locker Jock 3, Sharp, An Investor Calls, Rubbergeddon, Sportz (UKHotJocks) Bangers & Ass, Hooking Up, Power Play : Gentlemen 8, Surrender to Love (Lucas Entertainment) Fuck Crazy (Cazzo Film Berlin) Tim and Kayden Gray (TimTales) Out of Office, Enforcement, WorkMen, Worshipped, Hard Labour, Out in the Country (AlphaMales) Nasty Boys 2, Analyze This, #1 Fan (MenAtPlay) Passion, Secret Diary of an Escort (Men) Foot Fetish Fuckers, Up the French !, Bring on the Studs (UKNakedMen) Cock Suckin’ Lads (Blakemason) Guyspotting (NakedSword/BlakeMason) International Playboys, Kiss and Tel Aviv (NakedSword) Young Cummers (FuckerMate)

1) Le Polonais qui se rêvait pop star au Royaume-Uni
Hé oui, malgré son pseudonyme très british et sa carrière X principalement anglaise, le sexy Kayden Gray est P.O.L.O.N.A.I.S. Né à Jarocin, ville de Voïvodie de Grande-Pologne, il a évolué dans une famille très catholique. Passionné de musique dès l’adolescence, il a créé alors qu’il n’avait que 15 ans un groupe de dance, et à 18 ans il s’est mis à la composition de chansons originales avec la complicité de son frère. Parallèlement, après son bac, il a fait trois années de fac en philosophie anglaise, d’où son anglais parfait. En 2007, il quitte la Pologne pour la ville de Bedford, en Angleterre, avec le rêve de percer dans la pop. Toujours en collaboration avec son frère qui s’occupe principalement de la musique et de la production, il travaille sa voix, l’écriture et les arrangements. En décembre 2008, il commence à se produire sur scène sous le nom de Voytek et en 2010 il sort son album Lollipop …

Il diffuse sur les réseaux sociaux des inédits dont le très dansant Make You Sweat

Il semble qu’il n’y ait aucun vrai clip de tous ses titres. La seule vidéo sur Youtube est l’une des ses prestation sur scènes, en 2011. Il chante en plein hiver un autre inédit Near

Une meilleure com’ aurait peut-être aidé à sa carrière pop. Mais faut-il s’en plaindre ? Il ne serait jamais devenu la super porn star Kayden Gray !

2) Reconversion porno & stratégie « TBM »
C’est en mars 2013 que le jeune homme s’est reconverti artistiquement en exploitant d’autres organes que sa voix. Et quand on est pourvu comme lui d’une queue épaisse de 22 cm, on est sensé miser tout de suite sur elle. Or totalement versatile dans sa vie privée, du moins à l’époque, Kayden fut dans les six premiers mois de sa carrière porno casté comme passif/versatile. Il s’est notamment fait baiser par Zak West dans CottageBoy, Damian Crosse dans Out of Office et David Circus dans Toy Stories.
– Photos : Eurocreme, Alphamales et UKHotJocks


S’il  trouvait du plaisir à être surtout passif, le new cumer a compris qu’il n’aurait de véritable impact dans l’industrie du sexe que s’il faisait de sa bite sa signature ! Que s’il devenait exclusivement actif. C’est ce qu’il a fait. À titre d’exemples, il pénètre profondément Théo Ford chez HardBritLads, Issac Jones dans Up The French ! et Ryan Rose dans Kiss and Tel Aviv.
– Photos : HardBritLads, UKNakedMen et NakedSword

3) Porn star multiwardisée !!!
Sa stratégie fut payante ! Elle lui vaut d’être l’un des acteurs les plus primés des Prowler Porn Awards, les Oscars du X gay britannique.
En 2015 il est sacré meilleur étalon britannique et meilleur actif britannique.
En 2016 il est à nouveau élu meilleur actif britannique et il partage avec Johannes Lars le prix du meilleur couple britannique à l’écran.


– En 2017 il partage avec Mickey Taylor le prix du meilleur couple britannique à l’écran et il est couronné porn star britannique la plus hot.

En France il a aussi été honoré lors des PinkX Gay Video Awards 2016. Sa scène avec Danny Montero dans Slammed lui a valu le prix du meilleur duo. L’élégante porn star était venue à Paris pour la remise des prix avec les boss d’Eurocreme et d’UKHotJocks !

4) « I’m HIV+ and I’m fine with that »
2017 marque un tournant. L’image lisse de la porn star – et escort international ! – qui n’a jamais officiellement fait du no capote se fissure. Son aura prend une nouvelle dimension. Quelques jours après avoir été élu porn star britannique la plus hot aux Prowler Porn Awards, Kayden Gray révèle sa séropositivité. Sur Youtube, il raconte, ému, les circonstances de sa contamination, les doutes qui l’ont assailli et comment il s’est ressaisi…

Kayden refuse ainsi d’inventer l’histoire habituelle du boyfriend qui l’aurait poussé à ne plus utiliser de capote au sein de leur couple tout en lui cachant sa séropositivité. Il a contracté le VIH neuf mois après ses débuts porno, lors d’une partie privée où il avait baisé avec de multiples partenaires sans capote. « C’était fun. » dit-il. Mais très vite il s’est retrouvé avec un bouton de fièvre et une semaine après il est tombé très malade. « Je me suis cru mourir ». Quand le diagnostique est tombé, il a arrêté le sexe pendant trois mois tant il était dégoûté. Il croyait aussi que sa vie était finie. Mais il a survécu. Les antiviraux empêche la prolifération du virus et font qu’aujourd’hui il est indétectable.
Bien sûr être porteur du virus n’est pas sans conséquence sur l’estime de soi et sur la santé, mais le pire dont Kayden a à souffrir est le jugement cruel de ceux qui font partie de la communauté gay. À ceux qui soutiennent que ce qui lui est arrivé est normal parce qu’il n’est qu’une « pute », il rappelle qu’il suffit d’une erreur, une fois. Et qu’à Londres, les risques sont d’autant plus grands qu’un gay sexuellement actif sur huit est porteur du virus.
Mais désormais Kayden va bien dans son corps et dans sa tête. Il a notamment trouvé auprès de l’association Impulses et son président, David Stuart, le soutien nécessaire pour réapprécier sa vie.

5) La terrifiante description de son viol sous chemsex
Dans la volonté de sensibiliser sur les dangers des chemsex parties, partouzes gays s’accompagnant de consommation de drogues qui tendent à se banaliser en Angleterre – et ailleurs ! -, GayStarNews avait posté sur Youtube des témoignages éprouvants. L’un d’eux, daté de septembre 2017, nous vient de Kayden Gray. Il raconte en termes très crus ce qui lui est arrivé alors qu’il ne faisait pas encore de porno :

Traduction…
Kayden Gray : « En fait, la première partouze à laquelle j’ai participé, je me suis évanoui. Je ne sais plus si c’est à cause du GBL ou à cause également de la kétamine, mais j’ai perdu connaissance. Et quand je me suis réveillé, j’étais en train de me faire baiser par quelqu’un que j’ai oublié. Il y avait 30 personnes sur place, mais quand on est défoncé, c’est très difficile de faire les comptes. »
GayStarNews : « Vous souvenez-vous d’avoir donner votre consentement à ce rapport sexuel ? »
Kayden Gray : « Non, mais alors nous avions déjà baisé avant. Et j’ai perdu connaissance. »
GayStarNews : « Je pose la question parce que certaines personnes pourraient considérer qu’on a affaire à… »
Kayden Gray : « … Un viol. Je n’ai pas immédiatement donné mon accord avant que cela commence, parce que très franchement ça aurait pu se faire… Mais là, je pense que j’étais endormi, je ne me souviens plus. Je me souviens juste que j’étais sur le côté et qu’ils m’ont déchiré l’anus puis la gorge. Ils n’avaient aucune considération pour moi. Je saignais par mes deux orifices. Il m’avait donné beaucoup de drogue. L’un était assis dans un coin, en tain de pleurer. Il savait que j’étais séronégatif alors que tous les autres étaient séropositifs. Il me disait : « Ne laisse personne te baiser ! » Et je le regardais pendant que j’étais pénétré… Ce qui était cruel, c’est que je souhaitais qu’il ne soit pas là parce qu’il me ramenait à la réalité. La kétamine m’a toujours fait vomir et je me suis mis à vomir. Alors un des mecs m’a conduit sous la douche, j’ai vomi et il a mis sa bite dans ma bouche et il a uriné. Je ne m’y attendais pas. Je n’ai plus pensé à ce moment précis, ou du moins pas pendant des années, car ça s’est passé il y sept ans. »
Kayden a été traité au PEP dans les 24 heures qui on suivi l’incident, ce qui lui a permis de ne pas contracté alors le VIH…
Kayden Gray : « Je pense que les gens, dans leur grande majorité, estiment que le chemsex et le VIH sont une conséquence logique du porno. Que si quelqu’un fait du porno, il sera évidemment séropo et que c’est pour ça aussi qu’il se droguera. Parce que les gens imaginent que le porno est un flot continu de sperme. Depuis que j’ai commencé a travaillé dans l’industrie du sexe, j’ai le plus souvent l’impression d’être sur le billot d’un boucher. Je lutte pour m’affirmer, afin de pouvoir désormais dire non au sexe alors que dans le passé je n’aurais pas été capable de refuser. Et maintenant, mon ressentiment va grandissant envers ces gens qui ne comprennent pas. À cause de ça, je passe pour être quelqu’un de pas commode. »
Kayden veut que les gens sachent pourquoi certains gays et bisexuels se droguent lors des sex-parties.
Kayden Gray : « Tout d’abord, c’est le moyen le plus facile de baiser, indépendamment de ses attributs physiques. Ensuite, on peut traverser certaines épreuves qui font douter, qui remettent en cause l’estime de soi. Il n’y a pas tant de gays qui n’ont aucun problème. La plupart d’entre nous en avons. Qu’on ait un problème avec son physique ou avec autre chose, même quand on pense les avoir dépassés, dans tous les cas on va au chemsex-parties parce qu’on espère être accepté. Ou parce que on veut partager une confiance en soi renouvelée. Je pense que ces deux scénarios s’appliquent à moi. »

6) Une influence positive
Toutes ces révélations et d’autres – certes moins choquantes – mais qui sont habituellement tues par les porn stars (comme les autres IST qu’il s’est chopées) s’accompagnent d’un ralentissement drastique de ses tournages. L’image de l’acteur porno enfermé dans sa bulle fantasmatique a laissé place au militant. Celui qui s’engage à dire la vérité, même quand ça fait mal, pour qu’on soit plus fort. Riche de sa propre expérience, il sait qu’on n’est jamais seul, même quand on se croit au plus bas et qu’on pense au pire.
Kayden a été honoré en 2018 du prix d’influence positive aux Raven’s Eden Awards.

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