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Bad cop : Quand la réalité se fait scénario porno, ça peut déraper grave !

On ne se lasse pas de le répéter : rêver de vivre un fantasme sexuel n’est pas la même chose que de le faire pour de vrai. Exutoires, les films porno visualisent ainsi pas mal de situations pour le moins polémiques. Un des exemples les plus fréquents ? L’abus d’autorité. Il n’est pas rare de voir des flics se faire des délinquants avec la vague promesse d’un abandon des poursuites.
Actualité aidant, on peut voir dans certains pornos des policiers proposer cette offre à des immigrés clandestins : « Toi, tu couches avec moi ou tu repars dans ton pays ! »
C’est odieux ! Mais d’une part nos fantasmes ont bien souvent leurs parts d’ombre et, surtout, le porno sait adoucir les choses en montrant que chacun prend son pied. Que la « victime » jouit intensément au contact du « salaud ». Tout est bien qui finit bien !
Quand ce type de scénario se fait réalité, c’est perturbant et condamnable. FloridaBulldog relate ainsi le cursus hallucinant d’un certain Jonathan Bleiweiss. Ce gay, ex-flic militant de la cause LGBTQ en Floride, avait été condamné pour avoir abusé sexuellement de sans-papiers. Sorti de prison, il ouvre un centre d’aide juridique pour, entre autres et surtout, de jeunes hommes !

Flashback : En 2009, Bleiweiss avait été nommé « Employé de l’année » dans son commissariat. En tant qu’officier de police ouvertement gay  il était considéré comme un contact de tout premier plan pour la communauté LGBTQ.
Une trop belle image ! Une vingtaine d’immigrés sans-papiers témoigneront qu’il était un prédateur sexuel : après les avoir une premier fois agressés, il exigeait leur numéro de téléphone afin de recoucher avec eux.
Condamné en 2015 à cinq ans d’emprisonnement assortis de dix ans de probation, Bleiweiss est sorti en novembre 2018 et s’est reconverti : il a les fonctions de directeur exécutif et de trésorier du conseil d’administration d’un nouvel organisme à but non lucratif : Florida Justice Center. L’objectif est de fournir une aide juridique, notamment à de jeunes délinquants âgés entre 18 et 30 ans.
À savoir le même type de personnes qui étaient la cible du « bad cop » qui a fait trois ans et demi de taule. Est-ce bien raisonnable ?

À sa décharge, Bleiweiss se dit innocent, que les accusations étaient un coup monté politique et que les clandestins soit-disant « victimes » se sont vus en échange promettre la citoyenneté américaine.
S’il a accepté un accord suivi de sa condamnation, c’était pour éviter un long procès et la potentialité d’une peine plus dure. Et d’insister : «Jamais je n’admettrai quelque chose que je n’ai pas fait ! J’ai toujours cru en ce qui est juste et j’essaie de continuer dans cette voie. »
Qu’est-ce qui l’a conduit à se reconvertir dans le service juridique ? C’est dit sur le site de Florida Justice Center : après avoir été témoin de la disparité socioéconomique et raciale en prison, il s’est rendu compte que quelque chose n’allait pas et qu’il fallait faire quelque chose pour y remédier. En menant des centaines d’entretiens avec des détenus de tout l’état de Floride, il a découvert qu’une chose les reliait : leur sentiment qu’ils auraient eu une meilleure chance s’ils avaient une autre option.

Faut-il croire en sa version des faits ? Une chose est sûre, son passage en prison l’a physiquement transformé en bear sexy !

 

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