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John Thomas a attrapé une IST et il n’en a pas honte !

Est-il envisageable d’avoir une sexualité active et de ne jamais contracter une IST ? Non ! Et pourtant, c’est un sujet qu’on tait de peur de passer pour celui qu’on est : un mec qui aime multiplier les partenaires sexuels. Pourquoi cette vérité serait-elle honteuse ? La porn star britannique John Thomas a la réponse : le conditionnement inculqué par les institutions, telles que la religion. On ne peut que remarquer son tweet daté du 6 août. Sans se sentir coupable de quoi que ce soit, sans en vouloir à la terre entière, il brise un tabou :

J’ai reçu les résultats d’un test et je suis positif à une IST. Si nous avons couché ensemble, n’hésitez pas à en parler.
Au téléphone on m’a demandé : Combien de partenaires sexuels avez-vous eus les six derniers mois ?
Moi : Je ne suis pas sûr. Beaucoup.
Eux : 10 ?
Moi : 😅

Photo : Matt Spike

Après l’humour, la porn star se fait pédagogue dans les échanges qui ont suivi : « Quand on est sexuellement actif, se faire dépister fait partie de la vie. En parler aide à briser le sentiment de honte qu’on a été conditionné à ressentir… Prendre soin de sa santé sexuelle ne devrait pas être quelque chose qu’il faut cacher… Oui, tous mes partenaires sexuels au cours des six derniers mois devraient se faire tester et se faire soigner au cas où… »

Photos : Danny Baldwin

Par rapport au « conditionnement », le beau mâle s’était fait précis dans une interview accordée l’année dernière à BestGayLife :
« Au total, il m’a fallu dix ans pour passer du désir de faire du porno à le faire véritablement. Si une partie de ce retard venait d’un manque d’opportunité, un autre facteur important était mon état d’esprit. J’ai été élevé dans la religion catholique et il m’a été appris à ressentir de la honte sur tout ce qui touchait au corps et à la sexualité (quelle soit gay ou hétéro). Lorsque ma mère m’a découvert en train de regarder de la pornographie, elle a argué que je ne devrais pas en regarder parce que les gens qui faisaient du porno étaient vulnérables et exploités. En commençant à explorer ma sexualité, je me sentais coupable à chaque fois que je me masturbais. Je me sentais sale après une aventure d’un soir. J’essayais de donner un sens moral au plaisir et d’évaluer ce qui était acceptable et ce qui ne l’était pas. Finalement, j’ai décidé qu’il s’agissait de consentement. Si deux personnes ou plus consentent et ne font pas de mal à autrui, comment cela peut-il être jugé immoral ?
Mon épiphanie sur le consentement m’a ouvert sur le porno. Je l’ai vu comme une réalité dont je n’avais pas à avoir honte. Oui, je suis sexuellement aventureux et j’en suis fier. J’utilise cette qualité pour vivre la vie que je veux. De même, à travers le porno, j’ai une plateforme pour parler au nom de notre communauté sur le consentement, la honte et le plaisir. Il ne s’agit pas de prêcher afin que tout le monde fasse du porno, ou même que nous tous devrions avoir plus de relations sexuelles. Je veux juste encourager les gens à comprendre qui ils sont et ce qu’ils veulent afin qu’ils puissent vivre leur meilleure vie gay. »

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