Cet hiver, Sharok est à l’honneur dans deux magazines : "Les Inrocks" et "Dazed MENA"
Qu'un acteur porno intéresse les médias mainstream n'est pas habituel. Sharok fait partie des rares élus. À notre connaissance, la première fois que des médias non porno et non gay ont parlé de lui, c'était lors de la Fashion Week à Paris en janvier 2023. Mannequin lors du défilé American Psycho de Louis Gabriel Nouchi, il avait sorti ce message humaniste et politique : « Que cessent les exécutions en Iran ».

La deuxième fois qu'il fit l'actualité mainstream, c'était en décembre 2023. Il était question des répercussions dans l'industrie du X gay de la riposte d’Israël sur Gaza après l'incursion meurtrière et les prises d'otages du Hamas le 7 octobre. Alors que Sharok, horrifié par un post de Michael Lucas, en appelait au boycott de son studio LucasEntertainment, le New York Post et le Daily Mail - entre autres - l'accusaient de promouvoir la propagande des terroristes palestiniens. Sic

Toujours du côté des opprimés, Sharok détonne dans le monde du porno gay par la puissance inflexible de ses engagements. Autant dire que ce qui est rare est précieux, et ce qui est précieux fascine. D'où une couverture médiatique qui dépasse la sphère strictement porno. Cet hiver, il se retrouve dans deux magazines…
Si les Inrocks nous avaient habitués à des hors-séries « sexe » en été, le dernier en date de ces numéros spéciaux est sorti cet hiver. Et parmi les articles, il y en a un dédié à Sharok. Quatre pages passionnantes sur une des personnalités les plus iconiques du X gay international.
- Photo : Alexandre Desmidt / Les Inrocks

Si l'on retrouve des éléments biographiques que nous avions déjà abordés dans nos articles sur Sharok, il est toujours intéressant de les relire sous une plume nouvelle. Et il y a aussi des faits que nous n’avions pas approfondis ou que nous ignorions. Par exemple, Sharok vit en France ! Sa décision de s’installer à Paris était liée à une histoire d'amour avec un Français. Et s’il y a eu rupture, il demeure dans notre pays tout en prévoyant de s’installer à Marseille où il se rend souvent.

Sharok : « Merci Jean-Marc Lalanne d'avoir mis mes mots sur le papier, Les Inrocks de m'avoir mis en avant et Alexandre Desmidt d'avoir pris cette photo. »
Publication trimestrielle lancée en hiver 2024, Dazed MENA met en lumière la mode, la musique, le cinéma, les arts et la politique au Moyen-Orient, en Afrique du Nord ainsi qu’en Asie centrale et du Sud. Son nouveau numéro offre le choix entre deux couvertures de Bella Hadid, super top modèle US et porte-voix de la cause palestinienne.

Ce numéro consacre plusieurs pages à la diaspora iranienne : « La jeunesse iranienne heurte l'héritage ancien avec la langue hyperbolique de la culture Internet, remixant des clichés, tapis persans, hommes forts kitsch, stéréotypes post-chirurgie chics et bienveillants en une palette surréaliste d'expression personnelle. Photographié par Shahram Saadat et habillés par Morena Salas, ils s'inspirent d'une vaste archive numérique pour façonner des identités à la fois traditionnelles et sauvagement inventives, où nostalgie et jeu coexistent alors qu'ils imaginent de nouveaux futurs. » Parmi les personnes photographiée, il y a Sharok.
- Photos : Shahram Saadat / Dazed MENA

Sharok : « C’était un tel honneur d'être présenté dans Dazed MENA aux côtés de tant d'incroyables Iraniens. Merci au magazine d'avoir inclus quelqu'un comme moi et de nous avoir représentés d'une manière aussi artistique, respectant nos racines, mettant en valeur la riche culture ancienne que nous portons en nous, à la fois en Iran et à travers la diaspora. Merci à tous ceux sur le plateau qui m’ont permis de faire partie de cette séance photo parmi mes préférées. Et un remerciement tout spécial à Saam Keshmiri et NONIST pour m'avoir envoyé de magnifiques vêtements d'Iran pour ce shooting. »