"Chéries-Chéris" : L'éclectisme du "festival international du film LGBTQIA+ de Paris" en trois exemples…

Jour après jour, les fictions et documentaires qui seront présentés lors de la 32e édition de Chéries-Chéris se révèlent sur Instagram avec leur(s) date(s) et lieu(x) de projection. Si tous sont liés par la thématique LGBTQ+, l’éclectisme est de mise. Les trois exemples suivants en témoignent. FORTY LOVE est un film français déjà mondialement médiatisé avant sa sortie du fait de son sujet bankable, une romance gay dans le milieux hyper compétitif des champions de tennis, et de son casting accrocheur : Romeo Beckham (oui, le “fils de” dans son premier rôle pour le cinéma), Paul Kircher, Benjamin Voisin, Guillaume Canet… et Catherine Deneuve. Le documentaire allemand HOUSE WITH A VOICE (wo/men) a pour sujet une tradition albanaise qui tort des idées reçues : il existe dans une partie de l'Europe des règles sociales “progressistes” datant de plusieurs siècles qui intègrent ce que l'on appelle aujourd'hui le transgenre ; ayant pour origine un code pénal élaboré sous la domination ottomane, ces règles rappellent incidemment que l'Europe ne peut être décrite que comme une “civilisation judéo-chrétienne”. Il y a eu et il y a encore une Europe en partie musulmane. Enfin, la dystopie française MOI ABOU T, MIGRANT, PD, MENACÉ DE MORT, est frontalement politique et dénonce l’extrême-droitisation de nos démocraties occidentales.

Sacha Gallo a 21 ans et ne sait faire qu’une chose : jouer au tennis. Entraîné depuis toujours par son père, ils rêvent ensemble de décrocher leur premier grand titre à Paris. L’arrivée d’un nouveau rival va bouleverser ses certitudes. Sacha devra faire face à un autre défi : l’amour. Un adversaire inattendu, aussi puissant que redoutable.

En Albanie, la tradition des Burrnesha permet à des personnes élevées comme des femmes d’occuper une place traditionnellement réservée aux hommes, avec les droits et les responsabilités qui l’accompagnent. Pour certain·es, ce choix offre une échappatoire à un mariage forcé ou aux violences sexistes ; pour d’autres, il répond à la nécessité de protéger leur famille ou de vivre de façon autonome. À travers les récits de Sanie, Bedri, Lume, Diana et Marta, le film dévoile des parcours singuliers, où s’affranchir des normes de genre relève autant de la survie que de la liberté.

En 2029, l’Europe est sous la domination de régimes d’extrême droite. En France, le Parti National vient d’accéder au pouvoir. L’homosexualité est criminalisée partout en Europe, sauf en France. Abou, migrant gay, arrive à Marseille pour demander l’asile. Livré à la rue, il subit la violence de la précarité. Lorsqu’il parvient enfin à contacter la seule association autorisée par le régime à aider les migrants, il se heurte à une réalité brutale...
