"Chéries-Chéris" : La bande-annonce du 32e "festival international du Film LGBTQIA+ de Paris"

Récemment Interviewé par cult.news, Gregory Tilhac, le directeur artistique de Chéries-Chéris depuis 2018, répond à une question de qualification : si on considère que le mot « queer » englobe tout ce qui n'est pas hétéro normé, doit-on faire une distinction entre « cinéma queer » et « cinéma LGBTQIA+ » ? Lui , il fait la distinction :
« Le queer porte, à mes yeux, une dimension plus politique, plus engagée, avec une volonté de bousculer les normes et les codes narratifs. Il fait une place à l’étrange, au bizarre, parfois à l’outrance, aussi bien dans ses choix esthétiques que dans la construction de ses personnages. Le cinéma d’Alexis Langlois, par exemple, est profondément queer. On retrouve aussi cette dimension dans le cinéma de Rosa von Praunheim, auquel nous rendons hommage cette année. Pour sélectionner un film LGBTQIA+, nous regardons plusieurs éléments : ses personnages, son sujet, son esthétique et la place de ces questions dans le récit. Il ne suffit pas qu’un personnage secondaire soit homosexuel pour que le film trouve naturellement sa place dans notre programmation. » Quant à la raison d’être de ces films et d’un festival qui leur est dédié, Grégory Tilhac rappelait l’année dernière, lors de l’ouverture de la 31e édition de Chéries-Chéris, leur valeur inestimable : « Depuis ses débuts, et aujourd’hui peut-être plus que jamais, le cinéma joue un rôle essentiel dans nos regards sur nous-même, nos émancipations, nos libérations individuelles et sociales. Un rôle fondamental de nous projeter dans nos vies et de les construire librement à notre mesure. » PinkTV compte parmi les partenaires historiques de l'événement…
Hum… Une programmation éclectique, avec notamment The Blood Countess et La Bola Negra qui ont fait l'objet d'un de nos précédents articles sur le festival…

L’agenda complet, c’est ici !

Quant aux réservations, elle seront possibles sur le site des cinémas mk2 à partir du 5 novembre.
À suivre…
