Super porn star multiawardisée, le Vénézuélien Viktor Rom s’inquiète du "populisme de gauche" qui se répand en Amérique latine

Super porn star multiawardisée, le Vénézuélien Viktor Rom s’inquiète du "populisme de gauche" qui se répand en Amérique latine

Un avis forcément polémique qui fait écho à la situation politique française

En avril 2019, alors qu’il était au Costa Rica pour assurer des life-shows dans un club gay de la capitale San José, Viktor Rom s’était révélé comme rarement auparavant aux journalistes de quotidiens nationaux avides d’interviewer pour leur première fois une super porn star gay (voir notre article Viktor Rom : “J'ai b**** avec plus de 4 000 hommes !”). Sur la politique, il ne s’était ainsi nullement censuré et exprimait un jugement sans appel sur les dirigeants de son pays, le Venezuela, et plus généralement sur la gauche au pouvoir : « J’espère que mon pays va bientôt sortir de ce fléau du XXIe siècle que sont le chavisme et le madurisme… Il est très désagréable pour des gens de traverser la frontière parce qu'il ne peuvent plus se nourrir sur place. On meurt aussi parce qu'il n'y a pas de médicaments. Je regarde toujours les nouvelles sur mon pays et ça m'enrage. Je ne crois ni au communisme ni au socialisme. Ça ne marche pas. » Aujourd’hui, Viktor Rom enfonce le clou au cours de ses entretiens politiques avec l’artiste costaricain Daniel Ulibarri. Le « populisme de gauche » qui se répand en Amérique latine l’inquiète vivement. Le Venezuela et Cuba ont beau être notoirement décriés comme des pays totalitaires et des économies en ruine à cause de cette “gauche populiste” au pouvoir, les électeurs colombiens, chilien, péruviens, argentin et mexicain ont dernièrement voté en majorité pour la gauche. Et l’on s’attend à la même chose pour le Brésil (voir l’éditorial du Monde du 21 juin 2022). Dans le blog danuLITIO, Rom dit à Ulibarri pourquoi la gauche anti-libérale et anti-capitaliste conduit à l’échec, pourquoi elle gagne cependant du terrain et ce qu’il faudrait vraiment faire pour que les gens la délaissent. Envisagerait-il de faire de la politique ? Quitter l’Europe, quitter le porno,  et devenir le nouvel homme fort d’un Venezuela futur, à droite de l’échiquier politique international ? Extraits de ses déclarations assortis de quelques commentaires et questions : à un avis tranché, on se plaît à le tempérer, voire le contester…

Sans le libéralisme, point de salut !

Viktor Rom : « Quiconque connaît l'histoire de l'Humanité, depuis l'époque où nous étions des hommes des cavernes jusqu'à aujourd'hui, reconnaît qu'au moment où les marchés ont commencé à se libérer, quand le siècle des Lumières est arrivé, il a commencé à y avoir une augmentation de la productivité de l'être humain qui fait chuter les niveaux de pauvreté et augmenter l'espérance de vie. Nous sommes 7 milliards dans le monde et 800 millions vivent avec moins d'un dollar par jour, mais les autres ne vivent plus dans l'extrême pauvreté. Pendant la plus grande partie de notre histoire dans ce monde, la pauvreté a été la condition normale et naturelle. Maintenant, pour chaque personne vivant dans la pauvreté, il y en a six qui ne vivent pas dans la pauvreté. Et c'est grâce au libre marché»

NDLR : “Libre marché”, “essor du capitalisme”,  “révolution industrielle”, “publicité & segmentation des marchés”, ”consommation de masse", “accroissement du PIB”… Sans nier cette chaîne de causes à effets, on est en droit de se demander si le “libre marché” a jamais vraiment existé. Et quand bien même s'il a été une source d'inspiration majeure, tout ne s'est pas passé sans heurts ni sans drames : peuples décimés et mis en esclavage ; corps de métiers traditionnels démantelés, exploités, paupérisés ; et une exploitation des ressources naturelles telle que ce développement économique marque pour certains le début de l’anthropocène.

Failles du libéralisme : naïveté, auto-censure et manque de soutien

Viktor Rom : « Les libéraux ont péché en se concentrant uniquement sur l'économie. Ils pensaient que montrer une photo satellite de la péninsule coréenne montrant comment en Corée du Sud il y a beaucoup de petites lumières et en Corée du Nord il n'y en a presque pas, suffirait pour que les gens rejettent le communisme. Les libéraux pensaient que la chute du Mur suffisait et non. Pour que les théories économiques de la liberté aient un sens, les gens doivent adopter la liberté comme mode de vie. La liberté n'est rien de plus que la responsabilité que l'on assumera des conséquences de ses propres actes. »

NDLR : La liberté et un sujet philosophique extrêmement complexe qui ne peut pas se résumer à cette seule définition : « La liberté n'est rien de plus que la responsabilité que l'on assumera des conséquences de ses propres actes. »

Viktor Rom : « Il faut être prêt à prendre des décisions difficiles, ce que les conseillers politiques déconseillent généralement. Dire aux gens qu'ils sont maîtres de leur destin, c'est se confronter à ceux qui profitent de l'État paternaliste, qu'il s'agisse de syndicats ou de fonctionnaires. »

NDLR : Par “État paternaliste” Rom veut-il dire ”État-providence" ? Est-ce désastreux économiquement et immoral d’avoir un État qui assure des services publiques et prodigue des aides sociales via une politique de redistribution des richesses ? Et peut-on assurément être maître de son destin ? « maître » et « destin » ne sont-ils pas des termes antinomiques ?

Viktor Rom : « Ces mouvements (de gauche - NDLR) profitent du moment historique très complexe pour proposer des « changements ». Ils utilisent les instruments de la démocratie, tels que le vote et le plébiscite, pour arriver au pouvoir, capitalisant et exacerbant le mécontentement du peuple contre le système actuel. Les principes du libéralisme et du capitalisme sont complètement flous et il n'y a pas de contre-discours pour les défendre. Pour cette raison, les gens achètent le « changement » sans comprendre de quoi il s'agit et quelles en sont les conséquences. »

NDLR : Vraiment ? Il n’y aurait aucun contre-discours pour défendre le libéralisme et le capitalisme ? Il nous semble au contraire que le « Il n’y a pas d’alternative » est omniprésent ! :-)
 

Le vaccin contre le populisme de gauche ?

Viktor Rom : « L'éducation… Il faut apprendre à se questionner, à critiquer et à avoir accès à des points de vue différents. En Amérique latine, les universités publiques se limitent à enseigner l'économie keynésienne et précisent que le paternalisme d'État est la seule voie qui existe. »

NDLR : Ah bon ? N’est-ce pas en Amérique latine, plus précisément au Chili, qu’à partir des année 1973 les Chicago Boys se sont appuyés sur la dictature sanglante du Général Pinochet pour imposer des réformes économiques libérales ? Avant le Thatchérisme au Royaume-uni et avant les Reaganomics aux États-Unis ? La majorité des Chiliens éduqués ont dit « stop » !


On a conscience que c'est grisant d'avoir fui un pays où on ne sentait pas libre pour devenir une super porn star mondialisée qui enchaîne les succès professionnels tout en ayant trouvé l'amour en la personne d'un homme sexy et riche (voir notre article Viktor Rom et l’artiste peintre Marco Lux officialisent leur love story en Allemagne). C'est un parcours tellement exceptionnel qu'on doit avoir l'impression d’écrire le roman de sa vie, ou qu’on est porté par Dieu. Viktor Rom est un fervent catholique. On comprend son point de vue qui est raccord avec son image, à savoir celle d'un mâle alpha triomphant dans le monde hyper concurrentiel du porno et de l'escorting. 
- Photos : Grabby Awards 2022 et FuckerMate

 Mais comme tout un chacun, Rom voit ce qu'il veut voir. Ses certitudes politiques, sociales et économiques occultent ou minorent des éléments qui, pour d'autres, sont essentiels.

Autre porn star gay, autre escort latino-américain, le Colombien Juan Florian qui habite en France, à Paris. 
- Photos : Juan Florian, Citébeur et MachoFucker 

 Par une série de tweets datés du 18 au 20 juin 2022,  Florian a souhaité et salué la victoire de Gustavo Petro et Francia Márquez qui seront respectivement investis le 7 août 2022 Président et Vice-présidente de la République de Colombie. Deux personnalités politiques - que Rom qualifierait de “populistes de gauche” - qui succèdent au très à droite Président Iván Duque et à la tout aussi conservatrice Vice-présidente Marta Lucía Ramírez.

Juan Florian : « Pendant l'administration de Gustavo Petro comme maire de Bogotá, nous avons mis en service deux centres de soins complets pour la diversité sexuelle et de genre. L'objectif est de reproduire cette expérience au niveau national pour renforcer nos voix ! »
« Aujourd'hui on vote #Petro,  aujourd'hui on vote  #Francia pour que mon pays change. »
« Ouuuuuui ! Bravo !!!!! La Colombie sera la puissance mondiale de la vie. Félicitations à Francia Márquez et mon président Gustavo Petro. »

Viktor Rom et Juan Florian ont-ils jamais baisé ensemble ? On n'a pas trouvé trace d'une scène entre eux-deux. Compte tenu de leurs visions politiques radicalement différentes, on est très curieux de savoir ce que cela donnerait sexuellement. ;-)

Photos de mise en avant de l'article : EL PAÍS et Viktor Rom 
 

 
 

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